Suite à l’article de « Pour en finir avec …certains blogs gays parisiens », janjacQ nous a livrer un texte « meuh non ». Aujourd’hui Arthur nous livre un moment d’été, moment d’éternité avec sa douce… Merci
C’est un jour d’été, sur une île de la Méditerranée. Il a fait très chaud aujourd’hui, mais en cette fin d’après-midi, les enfants en profitent pour se défouler, et aller taper la balle, derrière le village. Mon beau-frère joue avec eux (ma passion du foot n’est pas hyper développée, et pour tout dire plutôt proche de zéro-j’ai jamais compris le plaisir qu’on peut avoir à taper dans une balle, en collectif, pour aller la mettre dans le but des adversaires, à part celui de jouer en collectif peut-etre, et puis, les douches après le match, mais ça, c’est autre chose…). On décide, ma femme et moi, de les rejoindre, puis d’aller se ballader derrière le village, et de grimper sur les hauteurs, histoire de voir ce qu’il y a plus haut, d’admirer la mer sous un angle différent.
On commence donc à grimper sur un petit sentier, qui au bout de 500 metres, disparait dans la nature, nature qui n’est faite que de petits buissons odorants de myrtes, de thym, d’origan et autres herbes qui exhalent une odeur des plus caractéristiques, et enivrantes. Les cigales ne se sont pas arrétées de chanter; à chaque pas, des sauterelles bondissent de ci, de là. La montée est douce, l’air est sec et tiède, la brise souffle doucement, permettant à nos corps de se réchauffer, certes, mais sans être dégoulinant. On est bien.
On s’arrête, et décidons de faire une pause. En se retournant, le soleil rougeoyant rosit tout le paysage, la mer bleu étale, se couvre de reflets argentés-blanc qui fait qu’on n’arrive plus à savoir si elle est bleue ou blanche; on ne distingue plus la ligne d’horizon qui fait se noyer le ciel et la mer, l’un dans l’autre. Devant la beauté du paysage, on s’allonge sur un espace qui semble fait pour ça: un peu d’herbes sèches, mais qui curieusement ne piquent pas, une petite couche naturelle douillette….allongés, on voit la mer , en face de nous, les petits bateaux qui circulent dessus, les oiseaux dans les airs qui virevoltent. On ne dit rien, on écoute juste le silence de ce moment unique.
Elle est lovée sur moi, et passe tendrement ses mains sur mon torse; de mon côté, je lui caresse les cheveux, puis descend lentement sur son dos..le temps s’écoule doucement…je passe ma main sous sa robe d’été,légère et fine, pour mieux sentir sa peau, légèrement humide…son souffle s’est ralentie..on pourrait croire qu’elle s’est endormie..en fait, elle déboutonne les deux boutons de ma chemise déjà à moitié ouverte, pour mieux caresser les poils de mon torse..elle s’attache à mes tétons, qu’elle commence à titiller , sachant très bien l’effet que cela peut produire sur moi…son autre main se dirige plus bas, et viens passer sur mon sexe, en cours de durcissement très net….je m’ébroue un peu, histoire d’être plus à l’aise…elle prend cela pour un signe d’encouragement…et commence à vraiment s’attacher à mon bas-ventre…sa main déboutonne le haut du short, et s’infiltre, tel un serpent, sous mon boxer….elle touche l’objet, ce qui me fait souffler de contentement…mes mains continue à caresser son dos, sa nuque, ses cheveux…je ne peux faire plus pour l’instant, d’autant plus qu’elle approche sa tête de mon sexe, finit de me déshabiller, pour commencer à sucer avec délicatesse et tendresse mon sexe en érection…la caresse est douce, sa bouche chaude, concentrée sur mon intimité , tel un gouteur de glace, assoiffé et suffoquant de chaleur qui chercherait dans le fait de sucer sa glace le seul moyen de résister à la chaleur…je ferme les yeux..c’est trop bon….
Mais je me rends compte qu’on est en pleine nature…quelqu’un pourrait arriver…et elle n’est pas du genre en général à faire ça dans ces conditions… »Il n’y a jamais personne ici » me dit-elle…et joignant le geste à la parole, elle se relève pour abaisser le haut de sa robe, afin de faire sortir sa poitrine tendue et ferme…ses tétons sont aussi durcis..elle s’assoit à califourchon sur moi, me permettant de prendre ses seins à pleines mains…et soudainement, elle me prend littéralement le sexe avec le sien, la voie étant largement ouverte, et ne rencontrant aucun obstacle , car elle a bien fait exprès d’oublier de mettre une culotte ou autre string (ce qui me fait penser qu’en proposant cette balade, elle avait sans doute une idée derrière la tête)…l’entrée dans ce lieu chaud et mouillé est proche de l’extase…elle commence à faire des va-et-vient sur mon sexe, que j’accompagne d’un même mouvement du bassin…j’en rajoute même, mon dos et tout mon corps sont complêtement tendus sur mon sexe, sur le plaisir que je lui procure , qu’elle me procure….elle me touche je ne sais pas quoi, mais c’est prodigieux…nos souffles rauques, nos gémissements de plaisirs sont toujours couverts par le chant des cigales et le silence assourdissant de ce lieu…avec qui nous ne faisons plus qu’un. Elle vient frotter sa poitrine contre la mienne, et frotte le haut de son sexe sur mon bas-ventre, continuant ainsi le mouvement autour de ma verge…je ne peux plus me tenir, et suis près à venir, mais c’est elle qui , tout d’un coup, jouit intensément, contractant son corps, son sexe autour du mien, elle souffle fort, puis s’écroule sur ma poitrine…on reste quelques minutes , à reprendre notre souffle…elle se dégage de moi, et vient s’allonger à côté de moi…. »Viens sur moi », me dit-elle….ce que je comptais bien faire…dans ses jambes ouvertes, je m’inscris, je me déploie, je m’étends, je prends mes aises, je vais, je viens, je commence ce basculement des hanches, si beau, si bon…elle est comme je l’ai rarement vue , sensible au moindre mouvement…elle se met à crier , me dit qu’elle va encore jouir, se met à jouir de nouveau, ce qui me pousse à accélérer les mouvements du bassin, à m’exciter encore plus, tant et si bien que je jouis à mon tour en elle, en criant de plaisir…
On ne bouge plus, moi en elle, elle en moi…on est maintenant couvert de sueur, je lèche son corps, salé de l’eau de mer , mais aussi de la transpiration de l’amour..je me retire doucement, pour m’allonger à ses cotés…si quelqu’un arrivait , le spectacle ne serait pas de splus érotiques: elle avec sa robe baissée sous sa poitrine, relevée sur ses cuisses, moi la chemise ouverte, et mon short au bas des pieds…le jour baisse, mais la lumière est encore très claire, la nuit s’approche , mais tient ses distances…on reprends nos respirations et nos yeux se croisent, nos regards en disent long sur ce moment de nature , jouissif et intense…le paradis, ça doit être un peu comme ça, non?…On ne dit rien, les paroles sont inutiles dans ces moments….elle se recroqueville de nouveau sur moi, et commence à s’assoupir…sa respiration est calme, tranquille, sereine…je regarde les oiseaux qui tournent là haut , au-dessus de nos têtes, seuls témoins (apparemment) de nos ébats au milieu de l’origan sauvage….les minutes passent, tranquilles. Je suis bien moi aussi, relaxé, bien dans mon corps, dont elle révèle ainsi ma masculinité (c’est dans ces moments-là que j’ai vraiment l’impression d’être un homme, c’est bête à dire, mais c’est comme ça…).
Elle ouvre les yeux…. »on devrait y aller, la nuit va tomber, ton frère et les enfants vont peut-être arriver » lui dis-je. On se relève, on se rhabille rapidement, on fait tomber les brindilles d’herbes accrochées à nos légers vêtements d’été…et on redescend vers le village, bras dessus, bras dessous, silencieux et sereins, pleins d’un bonheur sensuel, mais aussi plus profond de nos deux corps , de nos deux vies qui s’accordent…
- T’es coquine quand même, t’avais prévu le coup, hein? pas de culottes…..
- Ah mais pas du tout!!!…c’est toi, avec tes caresses qui en disent longs, tu savais très bien où en venir
Silence, puis:
- Qu’est ce que je ferais, si je ne t’avais pas, me dit-elle….
- Tu aurais un ou plusieurs amants ..
- Mais jamais j’en aurais trouvé un comme toi….
- Mais bien sûr que si, tu aurais même trouvé mieux, je ne suis pas exceptionnel… (et je le pense vraiment…c’est elle qui est exceptionnelle à mon avis…)
Les voix des enfants qui approchent nous parviennent. J’avais bien deviné, ils avaient décidé de nous rejoindre…heureusement qu’ils ne sont pas partis 10 minutes plus tôt….
- Vous étiez où? on vous cherche partout….
- la haut, dans la colline, on a goûté le paysage, et la brise…c’était super
- hé, t’as des herbes dans les cheveux….!!!
Cette évocation me rappelle un souvenir, un moment magique avec mon p’tit Zèbre sur « La colline des deux amants » …
Ce très beau texte, ce très beau moment …
Et je ne suis pas étonnée parce qu’Arthur est un homme d’une très grande sensualité, je m’en étais aperçue depuis le premier jour où j’ai découvert son blog….
Les plaisirs de la vie, il sait les apprécier et quand il écrit sur la musique, la littérature, ou ses amours avec des hommes il y a toujours une petite touche qui fait tilt, un truc bien à lui qui le rend très attachant…
Qui de vous deux est exceptionnelle, je ne sais pas mais en tout cas, des êtres d’exceptons c’est sûr !
Je suis émue…
Merci Arthur…
@DAIDOU Je voulais te dire que je vais être occupé pendant une semaine et que j’ai besoin de prendre du recul aussi…
Je vais me mettre en pause quelques jours, mais je reviendrai très bientôt et je t’écrirai, pas d’inquiétude , je ne pars pas…
Je viendrais te lire, je viendrais tous vous lire…..
Je t’embrasse et à bientôt et passe de bonnes fêtes avec toute ta petite famille…
@Virginie: je viens de t’envoyer un mail… Bisous pleins
merci à vous….et ça me fait tout drôle de « me voir » chez toi, 14141!!!!
C’est un plaisir de t’accueillir et tu reviens quand tu veux. La porte t’est grande ouverte. Bises et bon Week-end!
Moment magique et intense d’une danse sensuelle des corps et de l’amour qui suspend le temps aux délices apaisants de la chair.
@Poussin: Bien dit. Je n’aurais pas fais mieux.
@Poussin: je renouvelle mon invitation et serais vraiment curieux de lire une contribution venant de toi…
Surtout que Poussin,il écrit bien……