14 141

mai 2010

Petites nouvelles du Front

Cela faisait quelques temps que je l’attendais, un mois environ, depuis ma dernière entrevue avec Madame le Juge. Je l’attendais son ordonnance, non sans inquiétudes car elle déterminerait la résidence d’Ana de façon définitive. En allant à la boîte à lettre ce matin, non coeur était déjà serré. Je savais qu’elle serait là, l’enveloppe de mon avocate.

Les coïncidences se généralisent car à chaque épisode judiciaire, je me retrouve toujours seul. Mon p’tit Zèbre n’est pas là, n’est pas joignable et ce à chaque fois. Je décachète l’enveloppe avec précipitation:

Selon l’expert Ana, est une jeune fille posée, mûre et extrêment préoccupée qui a vécu difficilement la séparation des ses parents en particulier, selon Mme X (l’expert psy) parce qu’elle percevait la fragilité de ses parents et notament sa mère.

Aujourd’hui elle ne trouve pas sa place au sein de la famille.

Elle exprime plus facilement « une souffrance morale à l’égard d’une relation que’elle juge complexe à la mère. Elle se montre en effet dans une forte attente de reconnaissance à l’égard de la mère et son manque de confiance en soi fait écho au sentiment de ne pas être assez bien pour être aimée. »

Mme X en conclusions indiques qu’aucun élément ne permet de remettre en cause l’exercice conjoint de l’autorité parentale, que le maintien de la résidence alternée pour Eric ne pose pas de problème et que concernant Ana, compte tenu des éléments recueillis, il lui semble important qu’une garde alternée soit formalisée pour renforcer le positionnement de la mère à sa juste place et par la même fournir un point de repère à la jeune fille.

Un travail de psychothérapie pourrait aider Mme 14 141 à restaurer le lien à sa fille.

L’expert considère qu’il est possible de compter sur une entente des parents qui « en bonne intelligence devraient pouvoir montrer une certaine souplesse et adapter ce mode de garde à l’évolution de la relation mère /fille ».

Il est patent que la séparation des parents, leur choix de vie respectable mais probablement difficile à assimiler pour leurs enfants (et notament Ana qui est plus âgée) qui ont connu une famille « classique » et comparable à celle de leurs camarades ont contraint Ana et Eric à mener prématurément des réflexions d’adultes pour lesquelles ils n’étaient pas préparés.

Ana a demandé à être entendue par le juge à la veille de l’audience et alors qu’elle avait connaissance des conclusions de l’expert.

Toutefois,lors de l’audience les deux parents ont souhaité le maintien de la résidence alternée pour Eric et la fixation de la résidence d’Ana chez son père, le seul point de désaccord concernant la durée du droit d’accueil de la mère.

Ainsi les souhaits d’Ana ont été respectés et il n’est plus nécessaire de l’entendre à nouveau.

Il n’existe donc aucun motif de faire droit à la demande de Mr 14 141 sur ce point et d’autant plus que Ana a déjà été entendue par l’expert psychologue.

A cet égard, il y a lieu de relever que Mme X, sur le fond, invite en réalité les parents à entendre la souffrance de leur fille et à dépasser leurs propres rancoeurs.

De même elle souligne que Mme 14 141 doit comprendre que Ana, pour retrouver confiance en elle, a besoin d’une relation privilégiée avec elle et de temps qui lui soit exclusivement consacrée et de tendresse.

C’est pourquoi la demande de Mme 14 141 tendant à accueillir sa fille le jeudi soir sera entendue puisque cette soirée pourra normalement permettre à la mère et à la fille d’avoir un temps pour elle sous réserve que Mmé 14 141 qui de son coté a également d’autres contrainte l’organise en ce sens.

Enfin il appartient à Mme 14 141 seule de décider si il convient ou non qu’elle se fasse aider par un psychothérapeute.

De même il appartiendra de Mr 14 141 dans l’intérêt bien compris d’Ana, de faciliter les relations mère/fill en évitant toutes considérations hâtives sur le comportement ou les besoins de soins de Mme 14 141 qui ne peuvent que ternir aux yeux de l’adolescente l’image de sa mère et déstabiliser Ana.

En dernier lieu, au vu de l’évolution d’Ana et de ses proches et de ses rapports avec les adultes qui l’entourent, les parties, si aucune décision amiable ne se dégage pourront re-saisir le juge.

Pas de quoi se réjouir, certes j’obtiens la résidence principale d’Ana avec 100 euros de pension alimentaire pour lui payer son collège, la nourrir, la blanchir, lui donner une éducation musicale et sportive…

Je ne ferais pas appel mais je ne perds pas espoir. J’ai une très bonne nouvelle côté travail qui risque de chambouler un peu tout ça… je ne vous en dis pas plus.

Bises et au prochain épisode

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Es-tu un(e) « AS » de la fellation?

Ce matin petit amuse bouche pour bien commencer ta journée! Je te souhaite de bien t’amuser à remplir ce questionnaire. N’oublies pas de donner ton score dans les commentaires que l’on se poile ensemble!!! Bises

Pour une bonne mise en bouche, procurant un max de sensations, le pénis de ton partenaire doit être avaler ...




Quels mouvements dois-tu effectuer pour faire jouir plus rapidement ton partenaire alors que tu as une crampe à la mâchoire?




Et les couilles, les Koleos? Tu en fais quoi pendant la fellation?





Regardes-tu ton partenaire dans les yeux pendant que tu le suces?




Peut-on prévoir le moment de l’éjaculation ?




Es-tu obligée d’avaler le sperme de ton partenaire?




Une pipe peut-elle être dangereuse pour la santé?




Que faut-il que tu évites de faire pendant que tu t'occupe de popol?




Une bonne fellation doit duré en moyenne :





Quelle est la meilleure des positions pour le suceur???








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en torse nu pied leçon 2 – hésitations

Je ne sais plus très bien ou cela se passait… dans un lycée, une poste, un gymnase? Une gare peut-être? Il y avait là…  du monde, ou presque personne d’ailleurs, en ce début d’après midi, sauf dans le cas ou … cela ne soit en fin d’après midi. Je crois bien qu’il était 16 heures ou plus précisément entre 17h00 et 19H00, et il n’y avait pas grand monde. Je ne sais plus très bien. Ils étaient une dizaine à se précipiter dans l’escalier, ou seulement un homme? Ce n’était pas une femme, j’en suis presque certain, je l’aurais regardé, à moins qu’elle n’eut été vilaine.

Je ne sais plus très bien pourquoi je l’ai remarqué, sans doute parce qu’il avait une démarche ridicule?  Ou parce qu’il était saoul? Il est passé devant moi comme une flèche ou plutôt comme un train à grande vitesse. Mais ce n’était pas un TGV car il avait deux jambes. D’ailleurs, l’une d’elle a fléchi du reste; je ne sais plus si c’était la droite ou la gauche, c’était une jambe pas un bras puisqu’il est tombé à terre. J’ai cru entendre des paroles comme « va chier », ou « ils ont rajouté une putain de marche pendant la nuit! c’est fils de P…!!! », je ne suis pas sur des mots exacts mais je crois que j’ai entendu un truc comme ça. Cela se termina , cela finit bien par se terminer d’une façon quelconque, probablement par la monté » du type dans le train en boitant à moins qu’il n’ait loupé son train?

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Merci à Arhtur pour sa correction!

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La véritable histoire de la petite souris

Une Fois par moi – One F PM -

Le 03 MAi 2010

Il y a bien longtemps, un roi sans cœur régnait sur la province d’Octroie, une contrée peuplée de vertes forêts et de paisibles paysans. Ces derniers subissaient les sautes d’humeur et la barbarie de ce roi légendaire. Le jour de la récolte de la dîme, Jean-Jacques et sa femme ne purent payer, toute leur récolte avait été balayée par des pluies torrentielles qui s’étaient abattues tel un dragon sur sa proie.

Le roi exigea la destruction immédiate de leur maison et ordonna l’exécution du couple. Jean-Jacques et sa femme avaient une fille, la seule qui leur restait; les gardes du roi n’eurent pas de pitié et empêchèrent la jeune Anne d’embrasser une dernière fois ses parents emmenés dans les cris et la douleur vers le château. Cette nuit-là, Anne pleura à chaudes larmes. Son chagrin était inconsolable. Une petite fée qui passait comme à son habitude dans le village s’arrêta au son de la désolation.

Ça a débuté comme ça. Moi, je n’avais jamais rien dit. Rien. C’est Marie, ma sœur qui m’a fait parler. Marie, une pédopsychiatre, une cérébrale, une femme de talent. On se téléphone le mardi. Pas les autres jours, c’est trop compliqué. On parle des enfants, de son boulot, et du divorce. Elle veut me parler des vacances. Je sens que ma mère a vendu la mèche. Je lui avais dit de ne pas la vendre pourtant et que j’en parlerais directement avec Marie. Mais ma mère est incapable de garder le silence. Alors Marie m’écoute. C’est un peu son boulot d’écouter. Elle fait ça très bien et toute la journée, recueillir la douleur psychique des enfants. “J’sais que tu avais prévu d’arriver chez les parents samedi après-midi. Ça ne te dérangerait pas de reculer d’une journée? J’aimerais un peu de temps seul avec les parents”. Je n’aime pas les phrases interro(né)gatives au téléphone, encore moins quand c’est moi qui les formule. Un blanc. Sa réponse est brève. “Si”. Pas le “si” de la condition. Un “si” d’intransigeance sur lequel on ne revient pas. C’est ce que j’ai fait.

Elle m’a rappelé le jeudi. Ce n’est pas son jour le jeudi. Ce ne fut pas le mien non plus. Elle me déblatéra en jargon “psy” les pourquoi de ma demande: ma place de garçon dans la fratrie, auprès des parents et puis tout un tas de trucs qui m’échappent un peu, je dois dire. Elle me tourmentait avec les troubles de l’âme, elle en avait plein la bouche. “Bon” que je lui dis, “Ce n’était qu’un souhait, pas une analyse que je te demandais”. Et ça a fait des histoires.

Alors on est arrivé la veille, le vendredi soir, le pt’it Zèbre, Ana, Éric et moi. Il était tard alors on s’est couché après un bref échange. Ma mère n’était pas dans sa tasse de thé, elle savait qu’elle avait fait une bourde! Elle n’osait pas me regarder en face. Je la connais bien, quand son regard fuit c’est qu’elle est mal. En rentrant dans la chambre, je retrouvai un peu de calme, le p’tit Zèbre était fatigué, on ne ferait pas l’amour. J’avais bien envie pourtant de sentir son corps contre le mien. Son corps est pour moi une joie. J’en ai jamais assez de le sentir, de le baiser, de le lécher. Je suis à vrai dire un sacré cochon. Je le demeure.

Je me retrouve seul au petit matin, avec mon café devant moi, la tête à peine sortie de rêves étranges. Ma mère a débarqué. C’est toujours un moment particulier le petit-déjeuner, propice à des discussions à bâton rompu, à des paroles impuissantes. Il existe certains instants comme ça, un peu singuliers, si équivoques qu’on y est presque toujours surpris quand cela vous tombe dessus. Elle avoue qu’elle avait parlé un peu vite et qu’elle n’avait pas réfléchi au sens que Marie allait lui donner. Elle me demande aussi quelle importance je porte à me retrouver seul avec eux. Ma réponse est concise: ils ne sont pas aussi disponibles quand mes neveux et nièces sont là.

Ma sœur et ses trois enfants sont arrivés comme prévu juste après le repas du midi accompagnés de leurs trois souris blanches appartenant à ma nièce Elina. A la lueur des évènements, le contact fut un peu froid, pas glacial, juste un papier chiffonné à la va-vite par maladresse. Y a pas eu de drame ni de cadavre… les restes étaient copieux. Faut dire que mon père se met toujours en quatre pour nous concocter de vrais frichtis, ravissant notre égo. Faut dire qu’on n’est pas habitué à se goberger comme ça et elles vous grisent facilement, les bonnes choses de la table!

Le p’tit Zèbre et moi n’allâmes pas très loin, après ce banquet, tous les deux seulement, jusqu’à Tours. Là, on s’est trimballé de rues en boutiques, achetant par endroit quelques douceurs. C’est en revenant que le drame a pris corps sans que l’on s’en aperçoive. Pourtant il était bien tapi à la porte et depuis quelques temps.

Lui, il les aime les apéros, mon père, sans doute et d’une façon presque démesurée puisqu’il fait appel à de multiples alcools et amuse-bouche dont il est le seul à connaître les secrets. Ana partage depuis peu ces moments, trop le cul entre deux chaises, entre l’enfance et le monde sourd des adultes. Je n’étais pas surpris de la retrouver parmi nous, même plutôt heureux qu’elle y trouve sa place. Des souhaits, elle en a en pagaille, et ce n’est pas toujours facile de répondre dans l’instant.

- Papa, Marie et Elina veulent m’offrir une petite souris.

- Tu connais ma réponse, il est hors de question que nous ayons un animal dans l’appartement.

- Si te plaît…

- Non, nous n’avons pas la vie qui va avec pour l’instant!

Je me suis mis à la regarder de bien plus près, Ana, à mesure que son chagrin montait dans ses yeux, d’un bleu perçant où l’on décèle de la grandeur. Elle est partie, elle a tourné les talons, pour ne pas exploser devant l’assemblée et se réfugier dans la salle de bain. J’aurais aimé trouver le courage de la prendre dans mes bras, de lui dire que la souris n’avait que peu d’importance, que la solitude ne se guérissait pas cette façon. C’est ma mère qui est allée la consoler tandis que moi je ruminais contre ma sœur. Elle connaissait ma réticence, Marie, elle savait qu’en proposant la souris, elle déclencherait un abîme de désespoir. Mais je n’avais pas mis de mot dessus.

Autour de nous, le soir, la maison s’enfonçait dans cette scénette anodine. C’était le moment juste avant le repas où les souris s’expliquent, et c’est ce que j’ai fait. Marie, elle, en a pris pour son grade. Elle aurait pu m’en parler avant que de me mettre devant le fait accompli. Les larmes d’Ana m’ont appelé vers elle. Je l’ai prise dans mes bras, mes lèvres ont trouvé son front. J’ai cherché mes mots, ceux qui auraient pu calmer sa tristesse, sa peine, en vain, une autre réalité de dessinait.

- C’est pas la souris, Papa. C’est simplement une présence… et ne pas être la seule fille à la maison.

La fée s’enquit auprès de la jeune fille de son malheur. Ne pouvant accepter l’injustice, la fée se précipita dans la chambre du Roi. Elle ne se présenta pas auprès de lui, les fées gardent toujours leur nom secret, et le menaça : “Si vous n’avez pas libéré Jean-Jacques et sa femme avant de sombrer dans le sommeil, au petit matin vos dents m’appartiendront!”. Le Roi n’aimait pas les fées, encore moins celle-ci, et il la brava en s’endormant comme une masse. Le lendemain matin au réveil, le Roi réclama sa nourriture mais de sa bouche ne sortit qu’un amalgame de mots incompréhensibles. Toutes ses dents avaient disparu!

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Merci à jjQ pour son coup de main orthographique!

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