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juillet 2009

Désolé

Je suis désolé d’être partie comme ça, comme un voleur. Sachez que c’était une situation d’urgence indépendante de ma volonté. Je ne peux pas encore vous le raconter, mais l’aventure continue, c’est le principale!

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H-1080 Ou sont les femmes?

Un soir de cette semaine après trois pannes successives, mon P’tit Zèbre, pour lequel l’amant que je suis n’a que très rarement défaillit à son contact, s’étonne et s’inquiète. Il est vrai que la toux et la gastro-entérite accumulées ces derniers temps, on eu des répercutions inattendues sur ma libido. Je le rassure tant bien que mal. Mais vient alors la grand question: « Au fait, les femmes, ça ne te manque pas? »

Mais je suis entouré de femmes, chéri: ma mère, mes soeurs, ma fille, mon ex-femme, sa copine, et puis mes nombreuses collègues de travail… non, les femmes ne me manquent pas. Sexuellement peut-être? C’est vrai que j’ai eu un passé riche en expérience hétérosexuel et sans me vanter, les femmes n’étaient pas insensibles à mon charme viril, à la douceur de mes câlins, et ma carrure rassurante comme je n’étais pas insensible à la douceur de leur peau, à leur courbe sensuel, aux multiples parfums qui s’émanent d’elles et à l’abandon entre leurs seins. J’avais rapidement compris mes atouts à mon adolescence, les mettant en application avec discernement avec des femmes, ou des hommes. Aussi quand je suis arrivé sur Paris en 1990, un peu fauché, vivant dans un sept mètres carré, au sixième, sans eau chaude, j’ai mis à contribution mes talents innées.

Je cherchais un petit travail d’appoint pour me payer comme tout à chacun des fringues, des restaurants, et surtout assouvir ma passion dévoreuse d’argent, le cinéma. J’avais trouvé rapidement un job, je devais vendre une revue de cinéma directement sur le trottoir de la capital. Mon district: le 14ème – Montparnasse. J’arpentais ainsi comme une prostitué les grands boulevards avec mon paquet dans les mains, à arrêter les passants et les passantes ou bien encore à remonter les files d’attentes des salles de cinéma. Je ne me faisais pas énormément d’argent dans les premiers temps.

Un début d’après midi, j’accoste une très belle femme, la cinquantaine à peine. J’essaye de lui vendre ma feuille de choux. Elle me dévore des yeux et me propose de me prendre la totalité de mes revues si je la suis chez elle. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai accepté, son charme, sa beauté, ses jambes longues et fines, peut-être. J’ai passé l’après-midi, dans son lit à la barbe de son mari. C’est elle qui m’a appris tous les gestes, les caresses, les zones érogènes que les femmes apprécient particulièrement, m’encourageant à adopter tels ou tels attitudes. En me raccompagnant à la porte, je l’embrasse dans le coup en la remerciant de ce délicieux moments. Elle me tend alors un pascal (500 francs – 76 euros). Je me refuse à les prendre, lui expliquant que je ne l’ai pas fait pour ça, elle insiste, elle a un garçon de mon âge, elle sait que nous avons des besoins matériels et puis que ça ne lui manquerait pas , son mari à une très bonne situation. Elle insistait, je refusais. Et puis elle a trouvé une faille: « si je ne te paie pas, j’aurais l’impression de tromper mon mari »; cela a du créer une résonance psychique (voir article) et j’ai accepté. Elle est revenu régulièrement sur mon lieu de travail, envoyant à l’occasion quelques unes de ses amis…

Je suis devenu à ce moment là, une pute, une vrai, qui accepte qu’on lui achète des fringues de marque, des chaussures, qu’on lui paie, sa facture de chauffage ou d’électricité ou sa carte UGC 12 mois… j’avais une bonne petite clientèle de femme de quarante à soixante ans qui m’appelaient l’étalon noir (pour mes yeux bien sur!). J’ai mis fin à cette activité lucrative avec un léger regret mais c’était devenu trop dangereux pour moi. Mais je me rappellerai de chacune d’elles car je les aimais à ma façon. Je me souviens de ces longues préliminaires dans leurs lits, de ces heures de « va et vient » alliant tendresse, vitalité, sensualité (j’ai une très grande résistance sexuelle surtout en utilisant les capotes).

Mon p’tit Zèbre est au courant de mon passé de pute et il aime que je lui raconte les sensations que l’on éprouve lorsque l’on pénètre une femme mais les détails lui soulèvent le coeur. Aussi dimanche matin, quand il s’est levé, il était de mauvaise humeur, grognon, je connais cette tête, c’est celle des nuits ou il a fait un cauchemar! Je lui demande de me le raconter: « ‘Tu étais allongé nu dans une pièce, et entouré de femmes: ta mère, tes soeurs, ta fille, ton ex-femme et sa copine, et puis tes nombreuses collègues de travail, elles étaient toutes là et tu leur faisais l’amour!

Heureusement que ce cauchemar ne vient pas de moi, car j’en prendrais encore pour 10 ans de psychanalyse!!!!

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H-1296 Week-end

Voilà, c’est ma dernière journée de travail. Nous partons quelques jours en Bretagne sous la flotte pour nous changer de la pluie Normande. Je vous souhaite à tous un bon week-end du 14 Juillet et pour nos parisiens et parisiennes : bon bal des pompiers!!! Soyez sage surtout!

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H-1320 Bonne Anniversaire

Un peu plus de quatre années que l’on est ensemble, quatre ans que tu illumines ma vie par ta présence, tes sourires, tes attentions, ton amour, ta tendresse. Aujourd’hui tu prends une année, une année de plus à partager, à prendre soin l’un de l’autre. Je te souhaite mon p’tit Zèbre, et les lecteurs de ce blog aussi, un joyeux anniversaire!

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H-1464 Marche des fiertés*

Pourquoi j’étais gai la semaine dernière à la marches des fiertés*? J’étais heureux que mon fils soit à côté de moi, de nous, défilant avec son petit drapeau coloré, qu’il s’aperçoive que l’homosexualité n’était pas une tare, une honte. Que les homosexuels étaient diverses, qu’ils étaient joyeux dans ce cortège chargé de tant de signifiant.

Ravie qu’il puisse côtoyer durant ces cinq heures durant, ces hommes, ces femmes, ces travestis et ces transexuels sans gêne, en acceptant leurs frasques, leurs pudeurs ou leurs douleurs. Et puis répondre à ses questions, à propos du SIDA, du préservatif, de la contamination, du virus, de la maladie, des traitements et de la mort; ça a été un moment riche, d’échange sur les conditions d’acceptations des différences dans nos sociétés: des difficultés juridiques auxquels les homosexuels sont confrontés tous les jours, successions, mariage et enfants; des problèmes de voisinage, d’insultes, d’actes de violences envers celui qui est différent; des injustices faites dans le milieu du travail parce qu’il est gay ou lesbienne ou bien séropositif; des réactions de parents qui rejettent leurs enfants car ils sont différent, des souffrances qu’occasionnent ces exclusions et ces abandons.

Il a marché durant ces cinq heures à nos côtés sans jamais se plaindre du bruit, ou de l’agitation; il a marché aux rythmes de nos revendications, la tête droite sans jamais avoir honte de faire partis de ce défilé, encourager par les passants, choyer par les participants, récoltant bonbons et gadgets, il a compris que la fête était grave et joyeuse à la fois; le sourire aux lèvres, il s’est endormi sur le chemin de retour, serein, heureux d’avoir marché ces cinq heures avec nous, d’avoir arpenté le bitume de l’espérance.

*La fierté : « On considère couramment que la fierté est par définition un sentiment noble, voire une vertu. Cette opinion s’appuie premièrement sur le fait que le sentiment contraire, la honte, est évidemment négatif, et deuxièmement sur la distinction de la fierté et de l’orgueil, le second étant, contrairement à la première, injustifié. La fierté apparaît alors comme un “juste milieu” entre la honte et l’orgueil. » M.A

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H-1470 Bonne anniversaire

Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais a plonger au sein de ton image;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, O frères implacables!

Charles Baudelaire

Joyeux Anniversaire, maman.

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