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mai 2009

H-2544 Aïe

La vie est belle, parfois un peu moins, et des fois pas du tout. Les semaines se suivent à un rythme soutenues: les enfants, le p’tit Zèbre, le boulot, les taches ménagères, la grand’ma, le jardin potager, les projets, Paris, le divorce. Quand j’ai quitté Céline, ma valise dans la 2cv, j’avais la peur qui me tiraillait le ventre. Ce noeud prenait une place chaque jour plus importante. Je me battait avec moi même, vivant, avec cette impression d’envol « pachydermique ». Mes mouvements d’ailes s’activaient frénétiquement sans aucune efficacité car une lourdeur en moi m’attirait inévitablement vers le sol. Seul par leur présence, mes enfants m’ont tendu un filet pour que la chute ne soit trop violente aider par mon p’tit Zèbre. Le vertige, la peur du vide et maintenant le trop plein, le trop emplit. 

Je lis sur mon visage, le matin, une fatigue veille de trois ans.

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