H- 3000 Revanche d’un castré
Les hostilités sont lancées! Je viens de rencontrer mon avocate. Depuis le 18 Décembre nous attendons les remarques et les suggestions de Céline et de son affreuse et méchante avocate en ce qui concerne la convention. Cette dernière regroupe un ensemble de propositions visant à établir le partage des biens, des allocations familiales, des prestations familiales et la répartition de la garde des enfants. Après trois relances, toujours le silence. Nous nous étions portant mis d’accord, fin avril nous devions passé devant le juge avec cette convention entre les mains. Elle avait pourtant signé le protocole d’accord. La comédie a assez duré. Je viens de débourser 2500 € pour l’état liquidatif et j’attends toujours ma soulte sans quoi je ne peux rembourser ma soeur et mes parents.
Alors, voilà 14 141 en a marre de se faire marcher sur les pattes et décide d’aller en requête générale avec une désignation dont j’ai oublié le terme si elle ne répond sous huitaine. Je serais en droit de réclamer des dommages équivalant à la somme déboursée, plus les intérêts courant sur les mois de la procédure. Elle qui est dans la toute puissance anorexique, elle qui se croit au-dessus des lois car son papa est un magistrat très très très haut placé, elle qui veut mener la danse, elle va devoir rendre des comptes, me rendre des comptes. La vapeur s’est inversé Céline, je ne suis plus le gentil 14 141 que tu n’as cessé de castrer pendant 13 ans. Mes couilles ont repoussé depuis notre séparation voilà 3 ans bientôt et je ne regrette rien, pas même le mal que j’ai fais aux enfants. Ils s’apercevront bien assez tôt les défaillances de cette mère qui pense que le monde ne tourne qu’autour d’elle.
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Autrement, j’ai contrôlé mes pulsions maître Poussin. Je ne suis allé à aucun rendez-vous pour voir si l’herbe était plus verte ailleur. J’ai supprimé mes comptes mais contant tout de même de plaire encore à des jeunes mecs de 22 ans prêt à tout pour me mettre dans leur lit…
Lire...H- 3024 S.O.S.
Je m’ennuie et quand je m’ennuie, j’aime faire des conneries, des bêtises comme quand j’étais petit. Je suis seul pendant toute cette semaine, mon p’tit Zèbre travail et les enfants chez leur mère. Je jardine, bouquine et puis je me plante devant cette ordinateur. Alors je me crée un compte bidon sur un tchat-video, je me branle devant tout le monde, j’engouffre des minz’s et je discute avec des mecs qui en veulent à ma queue.
Ca fait longtemps que je n’avais pas fréquenté ces lieux de drague. Ca n’a pas changé. Un « Gwen » m’a chauffé, il veut que l’on se rencontre. J’ai bien envi. Je ne sais pas quoi faire, il est jeune, mignon,p’tit cul comme je les aime et il habite pas très loin…
Lire...H -3048 Paroles, paroles, paroles…
Céline sonne à la porte et entre sans que je l’y invite. Son pas est léger puisqu’elle vient chercher les enfants. Je lui lance un bonjour de loin, pas trop envie de l’approcher, de lui taper la bise, et de sentir l’odeur de ses vêtements lavés avec des noix. Céline est une originale, elle aime les algues, la soupe à l’eau tiède et ne mange rien d’autre que des légumineuses. De toute façon elle n’ont plus ne cherche pas le contact, elle s’engouffre dans le couloir direction la chambre des p’tits loups, en passant devant moi comme si j’étais transparent.
Nos relations se dégradent régulièrement en fonction de l’avancement de notre divorce. L’épisode du « nom » plane comme un oiseau de mauvaise augure prêt à s’abattre à tout moment sur notre tranquillité. Mon p’tit Zèbre et moi continuons donc à ranger les affaires des vacances tandis que Céline discute des affaires à récupérer pour sa semaine. Le départ est proche et je lui rappelle notre arrangements pour les grands week-end: je viens récupérer les enfants jeudi soir prochain.
Elle se fige et me regarde. Je lis sur son visage fermé qu’il n’en n’est plus question, qu’elle tient là sa vengeance. Je me scandalise par ce procédé lâche qui punis les enfants d’un bon week-end avec leurs cousins, cousines.
- « Je suis étonnée de te voir scandalisé par les aléas inhérents à la parole donnée! » me dit-elle du haut de sa grandeur.
Lorsque je l’avais quitté, il y a presque trois ans, ma culpabilité surpassait la pointe de la tour Effel; aussi je m’étais engagé à lui donner la maison, à lui donner mon nom, et à lui donner des coups de mains pour l’entretien de la maison. Le don, voilà le maître mot qui soulageait de l’oppression qui régnait en moi. Cela ne pouvait duré. J’ai repris ma parole, celle de cet homme terrorisé par le mal qu’il avait semé dans la vie deux êtres les plus cher à ses yeux. J’ai réclamé ma soulte, repris mon nom et ne remets plus les pieds dans cette maison restaurée de mes mains.
« ….les aléas inhérents à la parole donnée ». N’est-ce pas elle qui est revenue sur ce qu’elle était? N’est-ce pas elle qui m’a épousé par substitution car elle ne pouvait pas assumer l’amour qu’elle portait pour ma soeur?
Je vois mon avocate demain, j’ai hâte d’en finir.
Lire...H -3312 « E.T » téléphone – 1/3
Faire de la place, entreprendre le grand ménage de printemps, créer du vide, voilà ce que j’ai entrepris de réaliser hier soir alors que les programmes télévisés nous servaient un plat fade et sans consistance. La mémoire de mon téléphone est à saturation, trop de contacts, trop de MMS, trop de SMS, trop chargé de d’histoires maintenues artificiellement par peur d’être seul. D’un simple geste, alors, sur une touche, vous éliminez, balayez, écartez: un amant médiocre, un ami qui vous a fait défaut, une famille qui n’est plus la vôtre. Une photo mal cadré de mon ex, celles d’amis ou parents, et tout revient comme une bouffée de chaleur qui vous prend des pieds à la tête sans crié gare.
Chaque détail m’invite à la mélancolie. Je l’ai tellement repoussé celle-là par peur de souffrir inutilement, lentement de ces moments que l’on croyait si beau, si fragile, si doux. Ils n’en étaient pas pourtant, à bien y réfléchir, leurs reflets sont déformés par la souffrance endurée de la séparation, des pleurs arrachés à mes enfants et cette satanée culpabilité que mon « ex » n’hésite pas à rappel à mon bon souvenir. Les souvenirs, il y en a en quatorze ans de vie commune, et tout une palette de dégradé; cette envie de les effacer comme sur ce téléphone, d’une simple pression du pousse. Pourquoi mon inconscient n’a pas refoulé ces bons moments, ces joies partagés avec mon ex? Je ne sais plus qui à écrit que l’oublie est une composante de la mort…
En remontant le temps, je retombe sur le premier SMS de mon p’tit Zèbre. Un simple plan cul, cela devait être. Quelques photos de moi en pompier, mes mensurations et la taille de l’objet convoité ont été assez convainquant. Notre premier rendez-vous fut torride, sexuellement impressionnant. Alors j’ai laissé mon numéro de téléphone, je ne le faisais jamais, préférant une simple adresse mail bidon dévoilant des attentions lubriques. Quelque chose en moi c’était déplacée ce jour là, me rendant plus fort, un nouveau 14.141 était né de ces jouissances. Un puis est arrivé ce premier SMS: « merci pour ce midi ! viens quand tu veux, ce sera avec grand plaisir! ».
Lire...H – 3480 Putain de Journée 4/4-The House
La tension diminue, il a fait beau et chaud, il n’a pas pu se détendre. Il a vécu cette putain de journée, mais il aurait bien aimé qu’elle n’existe pas.
Je rentre chez moi exténué, et mon p’tit Zèbre n’est pas encore rentré du Mans. Je ne sais pas dans quel état je vais le retrouver mais je n’ai plus d’énergie à donner, j’aurais eu besoin d’une épaule, de bras, moi qui n’en ai pas souvent besoin. Je les offre bien volontiers pour soutenir et secouer parfois même mes amis. Mais après cet orale de merde, je me suis retrouver face à 120 étudiants en demande: « Monsieur, comment qu’on fait ça? Et puis ça? » J’ai passé toute la journée à trouver des réponses à ça, à me creuser la tête pour ça. Une tristesse s’est installé et je ne l’aime pas, d’autre l’appelle état dépressif, moi je l’appelle tristesse. Je la connais, elle arrive et ne s’en va pas docilement; elle s’infiltre en moi sans que je puisse la combattre. Alors je l’accueil, je n’ai pas le choix. Chaque fois, c’est la même chose, je donne, je supporte, le malheur des autres, j’écoute aussi leurs longues plaintes foudroyante car je suis solide, fort, pense t-il.
Qui autour de moi les écoutes, mes doutes, mes peines? Je ne veux pas les embarrasser avec la putain de merde que j’ai dans la tête dans ces moments. Je la garde égoïstement, je la contiens en prenant soin qu’elle n’éclabousse personne. Elle finit toujours par partir comme elle est venue, par la porte de derrière, celle qui n’est jamais fermé à clef, qui s’ouvre sans un courant d’air, jamais gardé et qui laisse parfois entrer le chaud ou le froid, surprenant le quotidien désenchanté.
J’attends alors mon p’tit Zèbre qu’il revienne, que je puisse le serrer dans mes bras, même s’il pense que c’est pour le réconforter du sale moment passé avec ces connards de trou’duc, ce le sera aussi un peu pour moi, sans qui le sache, un moment volé à cette tristesse. Puis nous ferons l’amour, celui de la tendresse et du réconfort qui vous rends un peu de votre humanité perdue dans cette existence chagrine.
Aujourd’hui, elle ne m’a pas complètement quitté cette dérangeante amie, j’ai simplement hâte de dormir d’un profond sommeil, de me réveiller auprès de mon bien aimé.
Lire...H- 3528 – Putain de journée 3/4- Jury
C’est une vraie corvée ces oraux! J’ai essayé de me faire remplacer, mais aucune de mes collègues n’a souhaité prendre ma place. De plus, j’ai dû annuler un rendez-vous, reporter une réunion pour assister à ce défilé des prétendants aux postes d’Ingénieurs d’Études. Chaque année, la même rengaine, on les voit s’agglutiner dans le couloir, à se stresser les uns les autres tandis qu’assis derrière cette table, nous les attendons afin de traquer leurs faiblesses.
C’est moi cette année qui préside, quelle chance ai-je! Accueillir les candidats, installer un climat de confiance, j’adore ça.
- « Bonjour, Monsieur » dis-je à l’attention du premier candidat.
- »Bonjour, Mesdames, Bonjour Monsieur. » dit-il en regardant les membres du jury.
- » Prenez place et commencez votre présentation. Vous avez dix minutes pour nous exposer votre parcours professionnel ». J’aime quand ça claque, que le candidat investisse immédiatement son espace. Celui-ci semble décontracté, peut-être un peu trop d’ailleurs.
- »Je me présente, je m’appelle 14 141. Je suis titulaire d’une licence d’Étude … »
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C’est une vraie corvée ces oraux! Je n’ai pas le choix, je me suis inscris au programme de préparation aux entretiens en vue d’obtenir mon concours Ingénieur d’Étude. Je dois briller, car les places sont chères. Je me lance et fixe attentivement la présidente du jury tout en balayant du regard les autres membres.
- »Je me présente, je m’appelle 14 141. Je suis titulaire d’une licence d’Étude … »
C’est parti, je dois délier la parole, synthétiser et intéresser mes interlocuteurs. Je flanche à la fin de mon introduction. J’enchaîne avec mon premier axe, m’embrouille dans des détails sans importances et enclenche la transition. Mon second axe est une catastrophe, impossible de visualiser mon plan, je sabote les trois mois de préparation en quelques minutes. Je suis pris de panique et cela se voit. Le troisième axe n’est pas brillant quant à la conclusion.
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Je suis dubitatif et ne comprends rien. Je contemple mes collègues pour les interroger des yeux et lis dans leurs regards leurs incompréhensions. Du coin de l’oeil, je consulte les notes de la formatrice ainsi que la feuille de présence. Aucun indice n’est à relever. Je souffre, il faut que j’intervienne!
- Désolé de vous interrompre, mais je vous demanderais de bien vouloir conclure.
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La phrase tombe comme ça, alors que j’avais déjà embrayé sur ma conclusion. J’acquiesce et reprends. Je n’ai pas le temps de me rattraper aux branches qu’elle renchérie:
-Désolé de vous ré-interrompre, dit-elle d’un ton ferme mais je vous ai demandé de conclure. »
- Je suis désolé que vous n’ayez pas entendu le mot conclusion, aussi je continuerais mon exposé là où je l’ai interrompu.
- Monsieur, 14 141, je pense que vous devriez vous abstenir de tout commentaire après un orale aussi déplorable et désastreux.
Elle se retourne vers le jury comme pour chercher du soutien.
- Monsieur, 14 141, je parle en mon nom et en celui de l’ensemble du jury: nous n’avons rien compris! Vous vous exprimez difficilement, sans intérêt. Vous plagiez « l’emploi type » sans nous apporter de preuves. Vous êtes complètement à côté de la plaque.
Je ressors après vingt minutes de questions et d’acharnement, je ressors oppressé, ratatiné, accablé, écrasé, affliger par autant de hargne. Je crois que je ne suis vraiment pas prêt pour ce concours!
H- 3552 Putain de Journée 2/4- Oral
La tension monte, il va faire beau et chaud, il devrait être détendu, mais cela n’est pas. Il va vivre, cette putain de journée, en se disant qu’elle ferait bien de ne pas exister.
Durant le trajet, D digèrait tant bien que mal les propos de son p’tit Zèbre. La tête encore dans le brouillard, il roulait; les paysages défilait et pourtant il ne prêtait attention ni au feuillage naissant, ni aux bourgeons, ni même à la circulation dense.
Il s’était préparé comme tous les matins face à sa glace, appliquant consciencieusement sa crème antirides et l’autre, celle qui revitalise la peau lui donnant cette texture douce qu’il affectionne particulièrement. Il ne remarque même pas les deux ou trois cheveux blancs qui ont surgi durant la nuit. Ca fait quelques années qu’il ne regarde plus sa chevelure; il en a pris son parti de la voir s’éclaircir.
Le temps commençait légèrement à s’installer sur son visage sans qu’il ne fut vraiment invité; inexorablement, sûrement, cet ennemi prend une place évidente dans l’angoisse de notre homme. Il éteint la radio. Il n’en a que faire aujourd’hui du beau temps, de la crise, et de son Président, il doit se concentrer sur son orale blanc. Le dernier qu’il ait passé, c’était révélé excellent. La parole, le contenu s’articulaient à merveille donnant une parfaite illustration de son parcours professionnel. Il en était ressorti plus fort, plus serein aussi. Alors, il se regarda dans le miroir une dernière fois avant de prendre la route, contemplant cette image, ce reflet qu’il présenterait tout à l’heure à ses jurés.
D. glissait ainsi sur la route avec pour seul objectif: ne pas arriver en retard. Il devait partir plus tôt qu’à la normale, mais la conversation avec son p’tit Zèbre l’avait freiné dans son élan, scotché sur sa chaise avec son histoire, voir enseveli dans un monticule de gravas. Il ne savait pas si c’était l’énormité de ces propos ou le stress de son oral qui le mettait dans un état de malaise. En tout état de cause, il déboîta pour doubler une voiture, se retrouvant nez à nez avec un autre véhicule en contresens. Son sang ne fit qu’un tour, il se rabattit de justesse.
Finalement, c’était lui le premier. Le jury étaient en retard, la porte était verrouillée et le long couloir vide. Il n’arrivait pas à focaliser son attention, impossible de remémorer son plan; Ils arrivaient les uns à la suite des autres, le sourire aux lèvres, avec leurs bonjours sincères, leurs cafés d’une main, leurs mallettes de l’autre, s’infiltrant dans cette pièce qui allait devenir la salle de l’humiliation. Une vingtaine de minutes après que le dernier juré fut introduit, c’était le tour de D. Il avait pourtant l’habitude de s’exprimer en public, la veille n’avait-il pas brillé devant une centaine d’élève lors d’une de ses conférences? Il dévisageait chacun des jurés. Les cinq femmes et l’homme lui étaient totalement inconnus.
H- 3648 – Culpabilité
Aujourd’hui 19h55, le téléphone résonne dans l’appartement, c’est le père Zèbre: Grand’ma est hospitalisée pour une fracture du col du fémur. Elle est tombé sur la dalle que j’avais soignuesement nettoyé la semaine dernière, trop sans doute. J’ai les glandes, les boules, je me sens mal. J’ai fais une connerie!
Lire...H-3648 Putain de Journée 1/4-La vengeance des Verts
La tension monte, il va faire beau et chaud, je devrais être détendu, mais cela n’est pas. Je vais vivre, cette putain de journée, en me disant qu’elle ferait bien de ne pas existé.
Mon p’tit Zèbre m’appelle à 7h00 du matin me racontant ces exploits de la nuit, comme ça au levé, alors que mes paupières ont encore du mal à s’adapter à l’ambiance lumineuse de la cuisine. Je n’ai même pas pris ni mon café, ni mon petit déjeuné, et j’ai mal dormi. Il était parti la veille pour un séminaire au Mans. Je l’avais encouragé à prendre une chambre. Et puis l’hôtel était saturé de collègues, de commerciaux médiocres qui cherchent à planter leurs dards dans n’importe quoi, dans n’importe qui, pourvu que leurs plaisirs fugaces soient enfin assouvis. Il est arrivé trop tard pour réceptionner sa clef de chambre, mais un collègue qu’il ne connaissait pas le lui a pris.
Ce n’était pas pour lui rendre service, c’était pour mieux l’humilier, le tenir en laisse comme une chienne soumise par son dictât. Il était fatigué, il voulait dormir mon p’tit Zèbre, ça, il aime dormir, alors il réclame sa clé mais personne ne la lui donne. Il faut qu’il reste avec eux; le groupe est fort; le groupe t’écrase si tu ne respecte pas ces règles; le groupe te plie et te met à genoux si tu oses ne pas épouser ces envies.
Mon p’tit Zèbre a peur, peur que l’on découvre son homosexualité, peur de la réaction de ces mâles qui tâchent leurs chemises d’auréoles malodorantes sous les aisselles que leur femme ont peine à nettoyer tellement leurs sueurs fétides ont attaqué le tissu. Alors mon p’tit Zèbre s’est tu, s’est assis, a bu, fumé, et attendu. Attendu que les heures passent, que les filles du groupe se soient volatilisées ne supportant plus d’entendre les histoires misogynes qui sortaient de la bouche de ces pourceaux. Il est resté sur sa chaise sans bouger, sans rire, sans pleurer. Pourtant il y avait de quoi, pleurer, leurs conversations ne volaient pas plus haut qu’une mouche, celle qui s’agitent autours des excréments. La nausée n’est pas loin. Il faut encore qu’il passe à la moulinette: T’as regarder le macth hier? Quoi t’aime pas le foot? T’as quoi comme voiture? Ta vraiment des goûts de PD! Et puis y en a un qui lui sortit sa bite, toute moche, toute petite, la frottant sur sa cuisse. Mon p’tit Zèbre se sent acculé, démasqué.
Ils se lèvent tous et commencent à se masturber de la main gauche, pour avoir l’impression que ce n’est pas leur main, disent-ils. Mon p’tit Zèbre est affolé et s’apprête à quitter la salle. Il est retenu violemment et projeter à terre. « T’as des goûts de PD, on va voir si t’aime la bite! » Mon p’tit Zèbre d’habitude ne rechigne jamais à la tâche, mais là, il se braque et pousse des hurlements. Courageux mais pas téméraire, ils rengainent leur instrument. « Ouais, ok; tu as l’air comme nous, t’es pas un pd, t’es juste un bon p’tit soldat coincé du cul; ça va pour nous, tu peux faire partis du groupe maintenant! Tiens prends ta clé, et la prochaine fois ne t’avise pas à venir trop tard comme aujourd’hui, on veut que tu sois là pour la soirée! On a matera un film de boule, t’aime ça au moins de voir une salope se faire troncher par plusieurs mecs? »
Mon p’tit Zèbre se leva et alla vomir dans les toilettes de sa chambre.
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