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mars 2009

H- 3864 – Miroir, Ô mon miroir – Nom, Non!

13h30: rendez-vous chez le notaire. C’est aujourd’hui que nous signons l’acte de liquidation des biens. Mon « ex » m’accueille avec un grand sourire; elle est détendue. Moi, j’ai encore l’ombre des mots de Chrisse qui m’accompagne aux portes du cabinet. Je ne me sens pas serein. Pourtant tout est réglé: elle rachète la maison, je paie la moitié des frais de notaire, elle me verse ma soulte deux mois après l’acte définitif du divorce. Tout irait bien  sans l’intervention innocente du notaire.

- Madame, vous souhaitez garder le nom de votre mari?

Je me retourne et la regarde. Je la tiens enfin dans le creux de ma main. Trois ans que je subis son dicta. Trois ans qu’elle me culpabilise. Trois qu’elle me fait porter ma faute.

- J’aimerai que l’on ne statufie pas aujourd’hui sur ce sujet. En effet, je souhaiterai en discuter en privé avec mon »ex » avant de prendre la moindre décision »  dis-je d’un ton impérieux. 

Je suis son bourreau, elle est la victime. Je suis celui qui est parti, celui qui a promis de payer son tribu. Mes promesses sont mon tombeau. Je ne peux pas les honorer, elles sont devenues trop lointaines, je ne veux plus les respecter. Je ne suis plus celui qui courbait l’échine. Je me suis relevé, je me suis réveillé de cette torpeur.

Le notaire est parti corriger l’acte dans une autre pièce, nous laissant seuls. Elle ne bouge plus, le silence s’installe dans cette atmosphère glaciale. Elle ne sourit plus maintenant. Je la regarde du coin de l’oeil. Non, je ne lancerai pas la conversation maintenant, je ne veux pas qu’elle réagisse à chaud. Les minutes sont longues, le doute s’installe et les fantômes de mon autre moi surgissent. Je serais à prêt à abdiquer sur le champ si elle me le demandait. Le notaire entre, sauvé! Nous signons une vingtaine de feuillet, un chèque de 2 350€ chacun et nous détalons gentiment. 

Elle n’avait pas encore prononcé un seul mot alors que nous nous trouvions déjà dehors sur le trottoir. Son visage est fermé, ces rides creusées et son regard abattu. Elle me fait presque pitié. Je ne lui veux pourtant aucun mal. Je ne souhaite plus qu’elle porte mon nom, voilà tout. Cela n’a plus aucune signification pour moi. Nous ne sommes plus une famille unie!

- Tu m’avais promis. Tu n’a pas de parole. Je veux porter le même nom que celui de mes enfants.

Une partie en moi la croit et l’autre pas. Elle n’aime tellement pas son propre nom, pour ce qu’il représente, pour ce qu’il lui rappelle de ce père absent et lâche, pour cette famille dévote et cul béni. Elle fera tout pour garder mon nom, je ferais tout pour ne pas le lui laisser.

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H-4000 Miroir, Ô miroir – Tsunami 2/3

Une petite musique trotte depuis hier dans ma tête, pas une mélodie printanière, pas une chansonnette, une symphonie assourdissante qui m’empêche de me concentrer. Se bouleversement n’est pas fréquent, un écho sismique d’amplitude plus réduite. Je m’y attendais pas. Rien a changé pourtant dans ma vie, je travaille toujours, ma fille s’épanouit dans sa nouvelle vie, mon fils nous rejoint une semaine sur deux et mon p’tit Zèbre illumine continuellement mon quotidien.

Alors quoi? La rupture.

Afin de trouver l’harmonie, je me suis déséquilibré, mis en danger, je me suis risqué à perdre la garde de mes enfants, à me noyer  dans le magma de la solitude. Chacun réagit comme il peut, à son rythme. La secousse était inimaginable, déstructurante, balayant toute la force de résistance qu’il me fallut pour dire ces mots. Ils étaient pourtant prêt dans ma bouche depuis un certain temps, ces mots. Je le savais en moi depuis un ou deux ans mais ils ne franchissaient jamais la porte. Poussé par une nécessité vital, par un je ne sais quoi qui vous traverse, les mots sont venus, destruction totale, véritable tsunami ravageant la femme que j’ai aimé, et mes enfants. 

Je l’ai fais aussi pour eux, mes enfants. Triste de les voir se plier au moindre coup de vent, de plus en plus impuissant à les protéger contre cette mère devenue l’ombre d’elle même, aussi sombre, aussi plate, aussi inquiétante que celle des monstres qui peuplent leurs cauchemars. Mais je me souviens en haut de cette colline surplombant la seine. On y vient à pied, gravissant à flanc de coteau pour y admirer le paysage. Je me souviens de leur visage tout tranquille quand je leur ai annoncé que j’avais quelque chose d’important à leur dire, de leur visage se décomposant et de leurs cries et de leurs larmes et leur mains qui se sont accrochés l’un à l’autre comme si ils cherchaient à se protéger mutuellement. Chaos. Déchirure. 

Je n’ai pas dormi beaucoup les jours suivants, rongés par la culpabilité. 

Trois ans ceux sont écoulés et l’écho arrive enfin. Je l’ai tant redouté, tellement attendu. Je le guettais. Je le savais là, tapis prêt à surgir mais je ne m’attendais pas à qu’il jaillisse d’un blog.

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H-4008 Miroir, Ô miroir: maison ou hôtel? 1/3

C’est fait, c’est lu, mais pas encore digéré et pourtant un miroir c’est installé sur la droite de mon blog avec un lien.

Je vous parle beaucoup de mon p’tit Zèbre, des p’tits bonheur de ma vie, se raconter à travers les autres pour garder une distance, la bonne, celle qui m’implique qu’indirectement. Et puis grâce a comdhab, j’ai suivi un lien jusqu’à une page, apparence banale d’un blog, celui d’un gay comme les autres. Je n’ai pas prêté plus d’attention que ça, alors je fais comme à l’accoutumé: premier post, premiers mots. « Je ne sais pas si c’est l’approche des fêtes de fin d’année, ou bien mon 6e mois de célibat… » Pourquoi je suis allé plus loin dans ces mots? Je poursuivais un but qui apparaissait se dessiner au fur et à mesure, mystérieux et fascinant.

Chaque jour nouveau me rapprochait de mon passé si fragile, celui que je vous cache, celui que je vous tais. Je suis rentré dans son blog comme dans ma maison: tout était pareil, la tapisserie, les meubles, l’agencement, les fenêtres, le parquet, et même mes chaussons. Des détails, des couleurs, des atmosphères légèrement différentes persistent malgré cette étrange sensation: être à la maison avec les affaires des autres, ou vivre dans une suite d’un hôtel avec ces propres affaires?

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H-4056 Kho linta le retour des héros

C’est rare pour que ce le soit signalé mais mon p’tit Zèbre ne fait plus rien. Plus rien qui ne soit décalé, qui relève le quotidien, ou qu’il me fasse hurler de rire par sa gaucherie, mon p’tit Zèbre est déprimé. Il faut dire qu’il y a de quoi…

Je voulais éviter de vous raconter les déboires de son travail, cependant avec un peu de recul, les perspectives dégagés ne sont pas inintéressantes en surprises tragicos-comiques. 

Son entreprise, appelée ici « Rouge », a racheté l’année dernière l’entreprise, appelée ici « Verte ». Rouge se place ainsi numéro deux sur le marché mondial. Rouge a promis qu’il n’y aurait pas de licenciement mais Rouge n’a pas tenu parole. Aussi 548 postes ont été purement et simplement supprimés! Mon p’tit Zèbre vient juste de passé cadre avec une augmentation de 400€ et obtient ainsi son immunité.

Le 02 Mars était la date  de la grande réunification des « Rouges » et des « Verts ». L’agence de mon p’tit Zèbre devait accueillir 3 nouveaux collaborateurs « Verts » et pas des moindres puisque son nouveau N+1 devait en faire parti. Mais une semaine avant ce chamboulement, le directeur régionale (un ex-Vert), mute mon p’tit Zèbre dans une agence « Verte » pour la redresser… mais c’était une façon élégante de laisser le champ libre au nouveau responsable d’agence qui ne peut pas voir en peinture mon p’tit Zèbre! Et par la même occasion de récupérer l’ensemble de ces clients soit un total de 278 Kilos euros année!  

Et mon p’tit Zèbre dans tout ça??? Il a quitté à contre coeur ces collègues, mit ses affaires dans un carton et s’installa dans sa nouvelle agence… enfin le croyait-il car personne de sa nouvelle équipe n’était au courant. Pas de place pour mettre ses affaires, pas de bureau, pas d’ordinateur et pas de connexion à l’Intranet, un simple écran 15″ à tube trône sur une petite table. Son nouveau  N+1, Dominique 57 ans les pommettes rouge et son haleine chargée, n’arrêtait pas de gueuler la clope au bec. Et oui, dans sa nouvelle agence, on fume et on picole et on attend le client. Dès le second jour, à peine dégrisé de la veille, Dominique décide à 9h30 de fêter l’arrivée de mon p’tit Zèbre et part exécuter sa rituel tournée des bars.

- »Quand tu vas à l’un, tu vas à l’autre pass’que il faut faire marcher tous les bars, autrement ils vont toussssses fermer! »

 Et tous les matins depuis ce jour Dominique va faire sa tournée, fêter quelque chose, quelqu’un, en fonction de ses humeurs. Je vous rassure, il a une grande expérience. Et le reste de l’équipe? Patricia… 53 ans, gentille mais vulgaire. Armand? 58 ans stressé et bordélique. Il l’est tellement qu’il vient de mettre l’agence dans la panade! Du coup, il n’est pas là le matin, se pointe à 15h30 et passe la nuit à résoudre ses problèmes. Il fume deux paquets par jour sur son lieu de travail!!! C’est une vrai équipe de bras cassé! 

Alors c’est pas facile de trouver une place et une motivation pour aller travailler! Qui va gagner ce nouveau Kho linta?

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H- 4272 le jour ou…

C’était le jour ou la lumière était encore douce en cette fin d’après midi d’hiver. Une légère brise accompagnée d’un voile de brume s’étalaient sur le boccage Normand. Nous étions côte à côte dans la voiture de mon p’tit Zèbre. C’est lui qui conduisait comme souvent car j’aime me laisser conduire, de profiter de ces moments  pour ne rien faire, de me laisser aller à des pensées.

A l’approche d’un bourg, mon p’tit Zèbre ralentit à la limitation autorisée. Nous bifurquons dans la rue principale et un petit choc se fit ressentir au niveau du pneu avant droit. Il pile deux mètres plus loin en criant : « C’est horrible je viens d’écraser un lapin ! ».

Faisons une petite parenthèse : mon p’tit Zèbre est l’ami des bêtes et les bêtes le lui rendent bien. Je trouve l’histoire du japonais et du belge dans un aquarium très révélateur des rapports que mon p’tit Zèbre entretient avec les animaux. Un belge aperçois un japonais devant un aquarium qui est très concentré. Lorsque celui-ci tourne sa tête à droite, tous les poissons se dirigent à droite et quand il tourne sa tête à gauche, les poissons fond demi tours. Le belge va demander la recette magique au japonais. Avec beaucoup de sympathie, ce dernier lui répond que c’est facile ; il suffit de se concentrer pour que les poissons se calent sur votre psychisme. Deux heures plus tard, le japonais voit le belge face à un aquarium et s’empresse de lui demander si l’expérience fonctionnait. Le belge se retourne alors et lui répond en grimaçant comme un poisson…

Donc mon p’tit Zèbre vibre à chaque animal rencontré. Impossible d’éviter le chien ou le chat du voisin du troisième, il se jette dessus, les caressant ou les grattant. Une ballade en campagne peut devenir un véritable calvaire, une expédition guerrière ou l’on enjambe des clôtures, passe entre les files de barbelé en évitent les décharges électriques pour aller faire une grande prouesse ? Non, juste une caresse à des vaches ! où bien à des chevaux où des ânes, enfin un animal à quatre pattes…

Aussi lorsqu’il pila à deux mètres de l’impact, il m’obligea à regarder par la fenêtre pour voir les dégâts humains. Je constate que le lapin gisait bien sur la chaussée tout tremblotant. Je lui signale qu’il a loupé son coup qu’il est encore un peu vivant. Arborant son regard d’ange exterminateur, il fit marche arrière brutalement. Un deuxième splash retentit. Il s’arrête, les larmes lui viennent aux yeux. Il sort. Il rentre à nouveau. Démarre, troisième splash. Il s’arrête, sort, les larmes coulent sur sa joue, rentre et passe sa marche arrière. Quatrième splash sous le regard médusé d’un groupe de bedeau. Il craque car la bête n’est toujours pas morte. Il sort alors avec sa bobonne à incendie et l’achève d’un coup d’un seul dans un sanglot à vous en faire tressaillir l’échine. Il revient vers moi tout penaud. « J’ai plus la force de conduire » me dit-il.

Nous sommes rentré tranquillement à l’appartement. Mon p’tit Zèbre s’est servi un double scotch ce jour là.

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H-4358 Sumo?

12 kilos en moins ! Ça y est encore un petit effort et je retrouve enfin mon poids de jeunesse. Pas facile les séparations et les divorces, il y a ceux maigrisses comme Marie ou ceux qui grossisses comme 14 141 (prononcé quatorze cent quarante et un).

Marie, c’est le cauchemar de mon p’tit Zèbre. Faut dire qu’elle est amoureuse de moi. J’y peux rien, je vous le promets ! Mon p’tit Zèbre est jaloux et à très peur que je redevienne hétéro. J’ai beau lui expliqué que c’est plus compliqué que ça, que je n’ai pas changé de sexualité, que j’ai toujours aimé les hommes ou femmes de façon indistinct, la peur de me voir partir avec elle demeure !

Pourtant il n’a vraiment rien à craindre ! Marie est devenue anorexique comme mon ex ! Et je ne voudrais pour rien au monde retourner avec une femme atteinte par cette maladie et qu’il se rassure, c’est lui que j’aime et personne d’autre. Mais revenons à une question qui me taraude depuis quelques temps : le poids.

En presque deux ans, j’ai pris 17 kilos… il y a eu un peu de laissé allé, je vous le conçois. Il y a donc un avant et un après. Plus j’y réfléchi et plus je trouve que les coïncidences sont troublantes. Tout d’abord, l’anorexie de ma femme que je n’ai pas vu, m’a permis de contrôler mon poids durant les 5 dernières années passée avec elle, fluctuant ainsi entre 72 et 75 kilos. Puis la séparation fût longue et déchirante et j’ai enchainé bouffes sur bouffes arrosées de bon vin comme si j’ai un besoin de plonger dans les racines du mal, là ou mon corps se refusait d’aller.

Facile de ne rien prendre quand je mangeais à la table de mon ex mais trouver ces propres raisons de se ressaisir, c’est déjà une autre paire de manche. Listons un instant les motivations possibles :

  • pour mon p’tit Zèbre ?
  • pour me sentir à nouveau désiré quand j’entre dans un bar gay ?
  • pour faire des économies sur ma garde robe et remettre mes vieilles fringues ?
  • pour ne plus sentir mon bide sur mes genoux quand je fais mes lacets ?
  • pour courir sans m’essouffler ?
  • pour aborder ma nouvelle tranche d’âge sans prendre de risque cardio-vasculaire ?
  • pour pouvoir me regarder à nouveau dans une glace sans qu’elle me renvoie une image déformante ?
  • pour draguer les caissières du mon supermarché (j’adore ça) ?
  • pour éviter que l’on me compare trop à mon père ?
  • pour que nos ébats retrouvent un dynamisme athlétique ?

Pour moi avant tout ! J’ai pris conscience que j’avais besoin de toucher le fond pour rebondir et me reprendre en main. Je ne dois plus laisser les évènements m’assaillir, je dois les affronter et réagir. Plus que cinq petits kilos et ma guérison sera totale. Souhaitez moi bon courage, j’en ai bien besoin !

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H – 4392 l’Equilibriste 2/2

Autant que je me souviennes les fantasmes au sein de mon couple hétéro n’était pas dis, ni vécu, il restait là, à végéter, dans la frustration. Le sexe était bien, parfois très bien sans jamais être imprévisible, les mêmes positions, les mêmes jouissances, les mêmes échecs. Avec mon p’tit Zèbre, la barre fut placée, très haute dès le départ. Le sexe pris une place importante et primordiale dans notre couple, les jeux, les positions, et les jouissances furent multiples cherchant toujours à amener l’autre là où il voulait allé. Sa jeunesse fut mise à rude épreuve et nos fantasmes nous ont guidé dans des chemins parfois dangereux.

Ne connaissant pas grand chose aux pratiques homosexuels, la découverte fut instructive durant ces quatre années. La visite du « Dép » eu un retentissement imprévisible sur mes sens et sur mes fantasmes : le sexe à plusieurs…

Mon P’tit Zèbre n’est pas né de la dernière pluie. Dés qu’il fût en âge de se mettre à quatre pattes devant un homme (18 ans quand même), il ne put s’empêcher de provoquer des situations les plus rocambolesques. Les lieux et les types de rencontres se sont enchaînés : les bois, les airs d’autoroute, les backrooms, les plages, des jeunes, des moins jeunes, des vieux, des pas rasés, des qui pu du gland. Plus de mille cinq verges ainsi sont passées entre ses douces mains, dans sa chaude bouche ou dans son p’tit derrière et bien sur dans un temps limité. Ne lui restait plus qu’à lui apprendre la sexualité dans le couple. Fort de mon expérience, il fût aisé de lui dispenser mon savoir en ce domaine, à lui donc de m’apprendre à jouer avec le feu.

La réussite n’était pas acquise : la première fois qu’il m’invita dans un bar gay alors que j’étais toujours marié, je ne pouvais pas le quitter d’une semelle. Mon look hétéro, mes attitudes d’hétéro, mon alliance et le charme du « beau brun ténébreux » firent un véritable tabac dans cette soirée « rencontre ». Les messages arrivaient à la table me tétanisant chaque fois un peu plus. Il m’a fallut plusieurs mois avant d’apprécier d’être parmi vous, peut-être le temps de m’assumer complètement. Ainsi les ballades dans le marais, les bars et la « culture » gay s’insinuèrent dans mon quotidien comme une chose simple faisant partie intégrante de moi.

La première fois que j’ai entendu parlé du « Dép » se fut un soir ou mon p’tit Zèbre me paya un vers à l’angle de la rue au ours. Il me raconta alors ces expériences vécues, ces excès dans l’antre du démon. Je déclina son invitation à visiter ce haut lieu de débauche, sans doute par peur de ce que je pourrais y trouver. Quelques temps plus tard, l’image de mon p’tit Zèbre en plein action avec un autre homme s’imposa à moi. Je crois que cela vient du jour ou j’ai vu mon père tringler sa maîtresse sans qu’ils me voient, c’est la conclusion de quatre année de thérapie. Il faut assouvir mon coté voyeur. Facile à dire vraiment pas facile à faire ! Aussi un soir alors que nous avions bien picolé, nous nous sommes dirigés vers cette destination : l’enfer ! En deux ou trois mouvements, j’ai sentis des mains, des bouches se coller à mon paquet tandis que mon p’tit Zèbre se faisait assaillir par des machos. On a suivi un mec dans une cabine. Il l’a pris. J’ai rien ressenti, pas d’excitation, pas de dégout non plus, mon p’tit Zèbre n’a rien éprouvé pas même du désirs.

Puis il y a eu d’autres fois plus ou moins sympas, plus ou moins heureux. Et puis j’ai découvert de multitudes de petites choses sur moi, sur lui au fur et à mesure de ces rencontres sexuelles. Pour moi, le plaisir nait au moment ou je vois l’invité se préparer, enfiler sa capote, se tartiner de gel. Pour lui, sa quête immodérée de la plus large, de la plus longue. Tant qu’il n’est pas tombé dessus, la soirée n’est pas terminée ! Ca malheureusement eu un impact sur moi créant un complexe de petitesse que je n’avais nullement jusqu’ici car doté d’un appareillage XL. Ainsi bon grès, malgré, nous franchissons des caps ou l’équilibre est toujours précaire mais nécessaire à notre couple.

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