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The Past Perfect Continuous

H+ 4150 – nicolas

Billet pouvant heurter la sensibilité

De toutes mes névroses, il y en a une prédominante: l’obsession. Mais d’où vient-elle? Quelle est son origine?

« Lorsqu’en 1896 Freud rédige ses Nouvelles remarques sur les psychonévroses de défense, il souligne que l’aptitude à la conversion est absente de la névrose obsessionnelle. Il suppose alors que, contrairement à ce qui existe dans l’hystérie, où il y a eu séduction passive, le futur obsédé a connu dans sa prime enfance des expériences sexuelles actives, agressives et pratiquées avec plaisir. »

Expériences sexuelles actives, agressives et pratiquées avec plaisir… Comment l’oublier…? Nicolas!

Mon père et son beau-père travaillaient ensemble et Nicolas m’est apparu à mes 9 ans. Il était un peu plus petit que moi, la peau mate, un sourire ravageur, et d’une grande beauté typée. Je crois qu’à l’instant où je l’ai vu mon cœur s’est mis à battre plus fort qu’à son habitude. Nous sommes devenus les meilleurs amis du monde malgré nos séparations régulières. Il vivait à Lyon chez son père et ne revenait que pour les vacances scolaires.

Un jour, il est venu s’installer définitivement dans la maison accolée à la mienne; nous fréquentions la même école, la même classe, nous pratiquions les mêmes activités sportives, choisissions les mêmes vêtements, prenions parfois le bain ensemble. J’étais heureux de vivre avec lui. Seules les vacances restaient douloureuses: la séparation me rendait triste. Je pleurais en me rendant dans les lieux que nous avions investis, notre cabane, la maison de l’étendoir où les bonnes sœurs venaient faire sécher leurs petites culottes, et puis le toit plat qui reliait nos deux chambres. Je le revois sortir de sa lucarne, l’enjamber pour venir me rejoindre tandis que je sautais périlleusement de ma fenêtre vers ce palier commun.

Durant deux ans, nous avons partagé nos vies intensément, nous volions des stylos chez Guénet, piquions les insignes BMW ou Mercedes des voitures, crapotions les cigarettes de ma sœur, subtilisions de l’argent à nos parents, persécutions un pauvre malheureux vieux grincheux en nous introduisant dans son poulailler afin de stresser ses poules, revendions des objets qui ne nous appartenaient pas sur les foires-à-tout… « Les quatre cent coups » multipliés par deux. J’étais sans aucun doute le plus doué, j’étais le cerveau, je le dominais.

Et puis sont venus très tôt les jeux sexuels. Il me montra sa bite, je lui montrai la mienne. Il prit plaisir à la regarder et moi à le voir excité.
Elle était bien plus grosse que la sienne. Il me demandait toujours de la contempler. Alors je lui imposais des défis pour satisfaire ses envies. Un jour il a voulu la toucher, la prendre dans ses mains, on avait 11 ans.
Je me souviens qu’alors nous avions détourné nos larcins des macarons de voitures vers des magazines remplis de photos de fortes poitrines. Voler le libraire de la Place, quelle jouissance cela me procurait! Alors qu’il m’adorait, m’offrait souvent des malabars, moi je lui volais ses bouquins de cul en retour!
J’ai permis à Nicolas de prendre mon sexe dans ses mains. Le contact de ses petits doigts fut une expérience inoubliable. Et puis nous dormions de plus en plus l’un chez l’autre, le mardi, le vendredi et parfois même le samedi.

Nous avions un rituel pour nous endormir: la branlette. Chaque soir, cela devenait plus ambigu, nous essayions d’imiter les grandes personnes. Aussi il s’allongeait sur moi, vêtu d’un simple slip, ma queue raidie sur son bas ventre, me faisant face. Des baisers maladroits, le contact de sa langue tandis que je lui prodiguais des caresses sensuelles sur le dos… Mon amour pour Nicolas grandissait de jour en jour, il m’obsédait alors que je n’avais que 11 ans.

Un jour, c’est quand François Mitterrand a été élu président, je restai seul avec mon petit amant. Nous avions joué toute la journée à balancer un ballon crevé sur le toit d’une grange, cherchant désespérément à ce qu’il y reste. L’enjeu était de taille: le gagnant devait sucer une bite! Je l’encourageai et lui donnai de multiples conseils pour qu’il réussisse avant moi. Ni l’un ni l’autre n’avons rempli notre mission. A la fin du jeu, Nicolas s’inquiéta de savoir qui, en cas de victoire, j’aurais sucé. Je l’ai regardé droit dans les yeux. Toi. Ce « toi » résonne encore dans ma tête, il avait le même désir, me sucer.

Le soir de cette journée a été le soir où j’ai voulu qu’il soit mien. Nos lits étaient côte à côte. Nos jeux furent les mêmes, ou presque car je n’ai pas joui comme à mon habitude. J’en voulais plus, passer de l’autre côté. Nicolas souhaitait dormir. Je lui proposai de le masser comme toujours. Je le croyais endormi quand mes mains se sont approchées de ses fesses. Elles étaient douces et sa peau réagissait, il avait la chair de poule. Mes caresses furent sans doute plus insistantes quand mes lèvres se posèrent sur le bas de son dos. Mes baisers trouvèrent un chemin si souvent convoité, plus rien autour de moi n’existait. Je pris de ma main gauche son sexe dur et de l’autre je me frayai une place dans sa raie. Je dégustai pour la première fois un cul, le cul de Nicolas. J’ai dû jouir sans me toucher, sans vraiment comprendre ce que je venais de faire: violer mon ami, mon amant de 11 ans.

Le lendemain, Nicolas fut distant, presque méchant. Je n’ai pas compris tout de suite. Je me souviens encore de m’être placé derrière lui dans les escaliers, face à son cul et de m’être dit que le soir suivant je lui mettrais bien un doigt après l’avoir lubrifié avec ma salive. Mais au soir venu, il ne voulut pas jouer, il ne voulut pas que je le masse, il ne voulut pas voir ma bite, il voulait dormir; alors, symboliquement, il tendit un voile entre nos deux matelas. Ce fut pour moi le voile de la honte car je comprenais que je venais de perdre à jamais mon ami, mon petit amant, mon amour de jeunesse.

Quelques jours après, il en parla à ses parents. Je fus convoqué par mon père qui me fit la morale. On m’a changé de collège. On m’a interdit de revoir Nicolas. Ma vie s’est brisée d’un coup d’un seul. D’un coup de langue mal placé… expériences sexuelles actives, agressives et pratiquées avec plaisir… putain, maintenant je sais!

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Intervention divine du passeur! Merci à toi! Je vous invite à lire son magnifique article.

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H + 2016 Janjacq – meuh non

Voici la pierre à l’édifice, janjacQ a dit:

jipé c’est mon ex, il m’a plaqué le sagouin, il est parti sans un regard en me laissant comme un con au beau milieu de la route
c’était un 26 novembre froid et gris
j’ai bien essayé de le suivre, elle m’a superbement ignoré la camarde

jipé c’est l’homme de ma vie, je ne l’ai su qu’après
il m’a aimé comme jamais un garçon ne m’a aimé
moi aussi je l’adorais, mais je ne m’en rendais pas compte, je ne m’en suis rendu compte qu’après qu’il soit parti
alors j’ai bien essayé de le suivre, elle n’a pas voulu de moi la mort

on ne se voyait que les week-ends, il travaillait à Nantes et moi à Paris
il venait à Paris par le train et j’allais le cueillir à Montparnasse
j’allais à Nantes avec ma petite auto, fallait être un peu con, mais au moins on pouvait se balader dans la région, aller dans les restau de bord de Loire manger des cuisses de grenouille grillées ou du poisson poché au beurre nantais, partir nous baigner à Saint-Brévin, pousser jusqu’aux Jaunais ou jusqu’à Pen-Bron pour montrer notre cul
c’est jipé qui m’a appris à tomber la culotte, avant j’osais pas, je n’aurais jamais osé

on partait pour des pique-niques mémorables
jamais je ne les oublierai
jipé c’était le roi du pique-nique, du haut de ses vingt-quatre ans fallait voir comment il nous bichonnait ça, on remplissait le coffre de la bagnole et je ne te parle pas de la glacière et de la bouffe
on ne se la jouait pas beauf avec une table et des chaises de camping mais très classe avec les deux verres à pied en cristal adaptés exprès pour, c’est une question de col, au Bordeaux ou au Bourgogne de derrière les fagots que jipé avait dégoté, avec l’argenterie, les couverts marchaient toujours par deux, et avec le plaid écossais en cachemire… pour la sieste

ce dimanche-là, on s’est dit qu’on le faisait champêtre
on a déniché un petit pré à l’herbe grasse et tendre, d’un vert vachement bien assorti au plaid, on se serait cru dans le bocage normand
jipé a dressé la nappe au beau milieu, je faisais les allers et retours jusqu’à la voiture garée dans un chemin pour amener tout le restant de notre barda, il m’a demandé de l’aider à dérouler la belle couverture écossaise tout à côté
- hé, on se met pas un peu plus à l’abri ?
- t’occupe !
- on va nous voir…
- t’occupe !
on a bien mangé, on a bien picolé, chacun sa bouteille ou peu s’en faut
j’étais bien… et amoureux, comme jamais, jipé était bien, je crois, et aimant, il faisait vachement beau, le soleil commençait à taper sur nos ciboulots
des promeneurs sont passés qui nous ont salué en nous disant de faire gaffe aux coups de soleil parce qu’on avait tombé la chemise, on a répondu en riant en soulevant not’ verre
jipé s’est alors allongé à plat dos sur le plaid, les bras en croix, je l’ai très vite rejoint pour me blottir contre lui

- j’ai envie que tu me prennes
on était tous les deux complètement à poil, il ne faut pas me demander comment on en était arrivé là, j’étais bien… et amoureux, sous les caresses, et il m’était difficile de répondre, j’avais la bouche pleine
- dans l’herbe
- …
- s’il te plait
- t’es bourré ?
- s’il te plait, janjacq, s’il te plait
faut que je te dise que c’était pas notre truc, ce n’était jamais arrivé en fait, j’étais la bique et lui le bouc, point barre, c’était très bien comme ça, je crois qu’on ne s’était jamais posé de question, on n’en avait jamais parlé non plus, lui top, moi bottom, et vogue la galère jusqu’aux septièmes cieux, même si ce n’était pas à tout coup
- t’es bourré !!!
- s’il te plait

pour une première, jipé a pensé que ce serait mieux en levrette
j’avais peur de ne pas pouvoir y arriver, alors je me suis appliqué, putain qu’est-ce que je me suis appliqué
j’étais comme un petit écolier à son pupitre, la langue tirée, à faire des lettres à l’encre en écriture bâton, plus rien ne comptait pour moi, le pré à découvert, le chemin qui le longeait, les frondaisons et au-dessus le clocher du village voisin, si proche…
maladroitement, je me suis mis à besogner mon amoureux
- jipé ! on nous regarde !
- t’occupe…
- je te dis qu’on nous regarde
- mais non, il n’y a personne
mes lunettes, comme celles de jipé, étaient posées sur un coin du plaid, à cinq bons mètres de nous, on avait roulé dans l’herbe
comment pouvait-il être aussi affirmatif, mon amant, il était encore plus myope que moi, je savais qu’il ne pouvait voir en ce moment, comme moi, que de jolies taches de tous les dégradés de vert, auréolées du bleu du ciel, du brun des troncs d’arbres, du noir des bouses, je ne t’ai pas dit, il y avait des bouses partout, enfin, çà et là
j’aurais bien aimé avoir le bras assez long pour atteindre mes binocles…
- et s’il y avait quelqu’un, ça devrait t’exciter, merde…
l’idée ne m’a pas fait… débander, nous sommes venus en même temps

jipé a noyé son ventre dans l’herbe folle, je me suis laissé tomber à côté de lui, mais tout de suite, à quatre pattes, j’ai couru vers nos lunettes
le besoin de… voir était alors beaucoup plus fort que l’envie du long câlin qu’on avait la bonne habitude de partager après, je me doutais bien que le ou les voyeurs s’étaient carapatés puisque c’était fini, je voulais quand même… voir, ou en avoir confirmation
c’était par là que tout au long j’avais senti une présence…
… et par là, le museau passé au travers d’une barrière, deux vaches blanches et noires nous regardaient d’un air vachement vache
tu le sais bien toi combien c’est expressif le regard d’une bretonne pie noire, non ? c’est le même que celui d’une blonde d’Aquitaine ou d’une normande !
ben là, il pétillait ! on aurait dit deux gouines…

janjacQ

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H- 3864 – Miroir, Ô mon miroir – Nom, Non!

13h30: rendez-vous chez le notaire. C’est aujourd’hui que nous signons l’acte de liquidation des biens. Mon « ex » m’accueille avec un grand sourire; elle est détendue. Moi, j’ai encore l’ombre des mots de Chrisse qui m’accompagne aux portes du cabinet. Je ne me sens pas serein. Pourtant tout est réglé: elle rachète la maison, je paie la moitié des frais de notaire, elle me verse ma soulte deux mois après l’acte définitif du divorce. Tout irait bien  sans l’intervention innocente du notaire.

- Madame, vous souhaitez garder le nom de votre mari?

Je me retourne et la regarde. Je la tiens enfin dans le creux de ma main. Trois ans que je subis son dicta. Trois ans qu’elle me culpabilise. Trois qu’elle me fait porter ma faute.

- J’aimerai que l’on ne statufie pas aujourd’hui sur ce sujet. En effet, je souhaiterai en discuter en privé avec mon »ex » avant de prendre la moindre décision »  dis-je d’un ton impérieux. 

Je suis son bourreau, elle est la victime. Je suis celui qui est parti, celui qui a promis de payer son tribu. Mes promesses sont mon tombeau. Je ne peux pas les honorer, elles sont devenues trop lointaines, je ne veux plus les respecter. Je ne suis plus celui qui courbait l’échine. Je me suis relevé, je me suis réveillé de cette torpeur.

Le notaire est parti corriger l’acte dans une autre pièce, nous laissant seuls. Elle ne bouge plus, le silence s’installe dans cette atmosphère glaciale. Elle ne sourit plus maintenant. Je la regarde du coin de l’oeil. Non, je ne lancerai pas la conversation maintenant, je ne veux pas qu’elle réagisse à chaud. Les minutes sont longues, le doute s’installe et les fantômes de mon autre moi surgissent. Je serais à prêt à abdiquer sur le champ si elle me le demandait. Le notaire entre, sauvé! Nous signons une vingtaine de feuillet, un chèque de 2 350€ chacun et nous détalons gentiment. 

Elle n’avait pas encore prononcé un seul mot alors que nous nous trouvions déjà dehors sur le trottoir. Son visage est fermé, ces rides creusées et son regard abattu. Elle me fait presque pitié. Je ne lui veux pourtant aucun mal. Je ne souhaite plus qu’elle porte mon nom, voilà tout. Cela n’a plus aucune signification pour moi. Nous ne sommes plus une famille unie!

- Tu m’avais promis. Tu n’a pas de parole. Je veux porter le même nom que celui de mes enfants.

Une partie en moi la croit et l’autre pas. Elle n’aime tellement pas son propre nom, pour ce qu’il représente, pour ce qu’il lui rappelle de ce père absent et lâche, pour cette famille dévote et cul béni. Elle fera tout pour garder mon nom, je ferais tout pour ne pas le lui laisser.

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H-4000 Miroir, Ô miroir – Tsunami 2/3

Une petite musique trotte depuis hier dans ma tête, pas une mélodie printanière, pas une chansonnette, une symphonie assourdissante qui m’empêche de me concentrer. Se bouleversement n’est pas fréquent, un écho sismique d’amplitude plus réduite. Je m’y attendais pas. Rien a changé pourtant dans ma vie, je travaille toujours, ma fille s’épanouit dans sa nouvelle vie, mon fils nous rejoint une semaine sur deux et mon p’tit Zèbre illumine continuellement mon quotidien.

Alors quoi? La rupture.

Afin de trouver l’harmonie, je me suis déséquilibré, mis en danger, je me suis risqué à perdre la garde de mes enfants, à me noyer  dans le magma de la solitude. Chacun réagit comme il peut, à son rythme. La secousse était inimaginable, déstructurante, balayant toute la force de résistance qu’il me fallut pour dire ces mots. Ils étaient pourtant prêt dans ma bouche depuis un certain temps, ces mots. Je le savais en moi depuis un ou deux ans mais ils ne franchissaient jamais la porte. Poussé par une nécessité vital, par un je ne sais quoi qui vous traverse, les mots sont venus, destruction totale, véritable tsunami ravageant la femme que j’ai aimé, et mes enfants. 

Je l’ai fais aussi pour eux, mes enfants. Triste de les voir se plier au moindre coup de vent, de plus en plus impuissant à les protéger contre cette mère devenue l’ombre d’elle même, aussi sombre, aussi plate, aussi inquiétante que celle des monstres qui peuplent leurs cauchemars. Mais je me souviens en haut de cette colline surplombant la seine. On y vient à pied, gravissant à flanc de coteau pour y admirer le paysage. Je me souviens de leur visage tout tranquille quand je leur ai annoncé que j’avais quelque chose d’important à leur dire, de leur visage se décomposant et de leurs cries et de leurs larmes et leur mains qui se sont accrochés l’un à l’autre comme si ils cherchaient à se protéger mutuellement. Chaos. Déchirure. 

Je n’ai pas dormi beaucoup les jours suivants, rongés par la culpabilité. 

Trois ans ceux sont écoulés et l’écho arrive enfin. Je l’ai tant redouté, tellement attendu. Je le guettais. Je le savais là, tapis prêt à surgir mais je ne m’attendais pas à qu’il jaillisse d’un blog.

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H-4008 Miroir, Ô miroir: maison ou hôtel? 1/3

C’est fait, c’est lu, mais pas encore digéré et pourtant un miroir c’est installé sur la droite de mon blog avec un lien.

Je vous parle beaucoup de mon p’tit Zèbre, des p’tits bonheur de ma vie, se raconter à travers les autres pour garder une distance, la bonne, celle qui m’implique qu’indirectement. Et puis grâce a comdhab, j’ai suivi un lien jusqu’à une page, apparence banale d’un blog, celui d’un gay comme les autres. Je n’ai pas prêté plus d’attention que ça, alors je fais comme à l’accoutumé: premier post, premiers mots. « Je ne sais pas si c’est l’approche des fêtes de fin d’année, ou bien mon 6e mois de célibat… » Pourquoi je suis allé plus loin dans ces mots? Je poursuivais un but qui apparaissait se dessiner au fur et à mesure, mystérieux et fascinant.

Chaque jour nouveau me rapprochait de mon passé si fragile, celui que je vous cache, celui que je vous tais. Je suis rentré dans son blog comme dans ma maison: tout était pareil, la tapisserie, les meubles, l’agencement, les fenêtres, le parquet, et même mes chaussons. Des détails, des couleurs, des atmosphères légèrement différentes persistent malgré cette étrange sensation: être à la maison avec les affaires des autres, ou vivre dans une suite d’un hôtel avec ces propres affaires?

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