H+ 4132 – Reprise
Petites nouvelles du front:
- J’ai un RDV en urgence avec mon avocat Jeudi soir. Nous ferons le point de la situation catastrophique. Rien n’est perdu selon elle, nous devons défendre nos positions avec une contre expertise.
- Je dois amener des éléments nouveaux chez le juge: la lettre de l’orthophoniste qui n’est pas à piquer des vers contre Céline…; une attestation de ma soeur Pédopsychiatre ainsi que celle d’un de ses confrères (basés sur le rapport mais avec une contestation de la conclusion); ainsi qu’une attestation de la ex-psychologue d’Ana.
- Céline veut me voir au plutôt. Elle veut me persuader que la solution de l’expert est la bonne. Je lui ai répondu que cela ne servait à rien mais que j’acceptais la rencontre.
- Ana est en stage une semaine chez ma soeurs à Limoges et ne veut pas parler à sa mère.
J’ai dormis 4 h cette nuit, grâce à 1 Lexo et 1 Stil…ox. Ce n’est pas bien, je sais, mais qui veut prendre ma place???
Bisous à tous
Quizz : Il se peut que Samedi matin 10h00, je sois mort ou dans un piteux état. Pourquoi?
Lire...H+ 4030 – Abandon
Je viens de recevoir l’expertise psychologique et je suis anéanti. Celine est la grande gagnante; la victimisation de son cas est reconnu.Je suis le grand méchant qui est parti alors que sa femme était atteinte d’anorexie. Cette maladie, si je n’en suis pas réellement la cause, prendrait néanmoins naissance au sein de ma propre famille, l’origine en serait ma grande manipulatrice de mère… et je n’aurais rien fais pour protéger ma femme.
Bref, la psychologue a vu des choses parfois très justement dans le comportement d’Ana et a globalement rempli sa mission d’expertise. Cependant ses conclusions restent des plus surprenantes : « Concernant Ana, compte tenu des éléments recueillis et dans l’intérêt exclusif de la jeune fille, il nous semble important qu’une garde alternée soit formalisée. Celle-ci permettrait par ailleurs, de renforcer le positionnement de la mère à sa juste place et par là même de fournir un point de repère fiable à la jeune fille. »
Voilà, j’ai perdu les batailles et je crois que je vais abandonner toutes mes démarches, accepter toutes les revendications de ma femme, ne plus me battre contre des moulins à vent…
Lire...H+ 3958 – Avec une poignée de sable
Après avoir fais opposition à la banque, après deux lettres recommandés avec accusées de réception au vendeur et au propriétaire, pris contact avec le service des contentieux de mon assurance, après une main courante à la police, et pleuré ma mère car tous les jours j’ai 4h30 de trajet à effectuer (Bus + train+ marche à pied + bus) à cause de cet enfoiré de c&o§%£# de sale petit c&o§%£#, je reçois quotidiennement, sauf les week-end, des coups de fils anonymes vers 4h00 du matin … bizarrement les ils ont commencé juste après la vente de la voiture! Je suis au bord de la crise de nerf…!!! Je vais péter les plombs.
H+ 3699 sans gel
Je sais que cela n’est pas très élégant mais on vient de se faire entuber, abuser, avoir, baiser, berner, posséder, rouler,
tromper, arnaquer, blouser, carotter, dépouiller, dérober, détourner, détrousser,
duper, écornifler, extorquer, filouter, flibuster, flouer, friponner,
gruger, plumer,s’emparer, soutirer, voler enculer sans gel de 5300 euros!!!
Vive Internet et ces achats!!! Et en plus, je n’ai aucun recours. Je n ‘ai que mes yeux pour pleurer
et mes pieds pour parcourir mes 80 kilomètres par jour pour aller au travail…
Merde de Merde et Grosse Merde! C’est dans ces moments que l’on a envie de voter FN!!!
Je retire, il n’y a aucun moments qui justifie cela! Mais j’en ai ma claque de ces petits cons d’escroc!
H+ 3117 – Deus ex machina 1/3
Les coïncidences, les imprévus, les rencontres inopportunes et les accidents ont toujours sur moi les effets les plus contradictoires ; fascinants ou déplorés, ils ont souvent quelque chose d’irrémédiable, presque un goût d’amertume chocolatée ou de fatalisme acidulé. C’est qu’ils s’octroieraient même le droit de révolutionner votre vie ou de vous précipiter dans le trépas en un clin d’œil ! Tragédie, drame, comédie et farce sont ces articulations de la vie qui vous la mènent dure ou vous la rendent douce et agréable.
Ce jour-là, je suis entré dans son cabinet avec mes questions, mes angoisses et mes colères. Elle avait pris un peu de retard, comme à son habitude, mais je n’ai juste eu le temps que de jouer quelques parties de « doodle jump» sur mon iPhone. Avec elle, j’ai essayé toutes les plages horaires sans succès véritable. Cette femme est incapable de tenir ses rendez-vous !
Après avoir subi le supplice de la main de fer, je m’étais installé confortablement. La conversation battait son plein, nous mettions les derniers détails du divorce en place lorsque la discussion dérapa, comme ça, sur un mot, sur un rebondissement d’idée. Elle se mit à me parler d’elle, de sa vie d’avant, celle où elle était mariée à son commissaire d’époux, mère de deux enfants, femme d’affaires, et aussi de son ascension sociale ! Le commissaire et l’avocate, ils détonnaient tous les deux ! Invités dans tous les grands événements provinciaux, ils paradaient dans une parfaite harmonie dissonante. Leurs amis voyaient en eux le couple parfait, complémentaires jusque dans le travail, sans apercevoir les failles conjugales.
Elle, elle en a eu marre de sa lâcheté, de ses tromperies, de ce lit vide certains soirs, et de son immaturité. Ce gamin qui aimait tant les gyrophares et les pistolets et qui faisait «mumuse» avec sa plaque, eh bien, ce gamin était devenu celui de trop dans sa vie. Elle n’avait plus envie de le materner, de le consoler, de le rendre plus fort pour qu’il puisse être plus tendre, alors elle l’a quitté, sans ménagement.
Lui ne s’en est pas remis. Sa voiture filait systématiquement vers son ancienne maison. Après son boulot, une fois devant la porte, il prenait conscience qu’il n’habitait plus là. Ses collègues étaient venus l’y chercher plusieurs fois car le juge avait statué : il ne devait plus s’approcher du logement de son ex-femme. Sa détresse faisait peine à voir, il n’était plus que l’ombre de lui-même. Dans son travail, il merdait et envoyait chier sa hiérarchie en laissant parfois la violence de ses sentiments s’échapper, et s’abattre sur le pauvre type qui se trouvait en garde à vue à ce moment-là. Alors, il a sombré dans les nuits de sa dépression.
Elle coupa les liens avec sa vie d’antan : plus aucune parade devant les officiels, plus de corporatisme, mais aussi davantage d’actions militantes. Elle embrassa la cause des enfants avec ardeur, s’impliquant personnellement dans des projets d’envergure nationale, parfois au détriment de son travail.
Ce n’est qu’après une bonne heure que nous nous sommes décidés d’achever là notre entretien. J’étais regonflé par tant d’enthousiasme.
Dimanche 13 décembre au soir, pour la cinquième fois depuis le jugement, je me suis rendu jusqu’au commissariat pour signaler une «non présentation d’enfant à sa résidence principale». Mon p’tit Zèbre m’a accompagné, exceptionnellement, et je l’ai soupçonné d’être surtout venu pour mater les beaux gosses en uniforme !
Il y avait quelque chose de différent des autres fois, une ambiance particulière ; le jeune homme derrière son ordinateur prenait tout son temps, il nous laissait poireauter pendant qu’une flopée d’hommes en uniforme s’octroyait une pause-café dans la salle située juste derrière lui. Depuis notre siège et à travers une vitre, on les voyait laisser voler jusqu’à nous quelques gauloiseries.
Quand notre tour est arrivé, le jeune homme a regardé l’ordonnance de non-conciliation et a relevé mon identité.
- Je suis pas vraiment qualifié pour ce genre de travail. C’est pas moi qui m’en occupe d’habitude. Je vais vous chercher une personne plus compétente.
Il se leva et entra dans la cage aux beaux mecs. Il en ressortit accompagné d’un homme d’une cinquantaine d’année au visage creusé par la douleur.
- Messieurs, veuillez me suivre, s’il vous plaît.
Nous nous exécutâmes sans broncher, une sorte de peur et d’angoisse me saisit de façon inexplicable.
- Je vous connais tous les deux, nous affirma-t-il d’un ton suspicieux.
- Je ne suis pas très physionomiste mais je ne pense pas avoir eu déjà affaire à vous.
- Si, si, je vous connais. Vous habitez Rue des Gendarmes, à Vierlous.
- En effet ! Mais comment vous le savez ? On ne vous a pas présenté de pièce indiquant notre adresse exacte ? lui dis-je hébété. Et puis d’où tenez-vous que nous habitons ensemble ?
- Je retiens tout ! Et ça me désespère ! Un visage, une voix, une odeur, un tic, ça reste gravé dans ma tête. Vous, par exemple, je me souviens vous avoir croisé l’année dernière. Vous nous avez appelé un soir vers 23h00. Pour une tentative de vol. Une Golf, des gitans, une calandre explosée… et votre dépôt de plainte ici même.
Madame Irma en personne !!! Comment avait-il bien pu retenir une histoire aussi banale, après plus d’un an ???
- Il y a une caméra cachée dans vos locaux ? C’est une blague ou quoi ?
- Je vous dis que c’est mon drame, je retiens tout. Je n’ai aucun répit vous savez, rien ne s’efface. Depuis mon divorce, ça s’est accentué. J’avais déjà développé ce don auparavant, il m’a permis de résoudre des enquêtes, par association d’idées, mais ça a pris une place encore plus importante lors de notre séparation, ma femme et moi…
- Mais revenons à vous, poursuivit-il. Montrez-moi cette ordonnance.
Je lui ai tendu les feuillets avec une légère appréhension.
Qu’allait-il en faire?
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JanjacQ ne quitte pas complètement le bateau, je le remercie encore de son aide.
Lire...
H+1874 Pour en finir avec …certains blogs gays parisiens
Très longtemps adepte de certains blogs gays parisiens où les « 3C » (Cul Cash Cock) sévissent, je culpabilisais sur ma vie trop provinciale, trop peu éclatante, faisant même des complexes sur ma vie sexuelle… le modèle pédé du Marais avait une prise sur moi sans que j’en ai totalement conscience. Comment ne pas admirer ces blogueurs qui brûlent leur vie ? C’est en lisant dernièrement deux commentaires sur deux de ces blogs que je me suis rendu compte de l’énormité de la solitude des protagonistes, inversant tout d’un coup les places. Ma vie est enviable en tout point. Ce n’est pas parce que l’on est en couple, gay ou pas, à Paris ou en province, que l’on est « has been ».
Quelle chance de rentrer chez soi, de retrouver des enfants et un p’tit Zèbre pour vous sauter au cou, de manger ensemble un bon petit repas préparé avec amour, et de ne pas avoir pour unique accueil la lumière blafarde de son PC déjà connecté sur le « chat » de rencontre qui vous donnera à manger de la chair fraîche pour un soir. Pas besoin de faire ses courses sur Internet quand un désir vous traverse, il suffit de se tourner vers son amant, une légère caresse, un baiser plus fougueux, ou un simple regard peuvent vous conduire dans des endroits bien étranges…
Dans les toilettes du « Super U » par exemple ! Certes ce n’est pas un endroit très romantique, mais notre désir était tel que nous n’avons même pas pensé à notre sortie ! Nous avons dû attendre dix minutes avant qu’il n’y ait plus personne pour nous échapper de la cabine des handicapés (je sais c’est pas bien, mais il n’y avait plus de place pour nos ébats !!!)
Et puis les copains ne sont pas des bouées de sauvetage qu’on appelle à pas d’heure pour vomir sa solitude après avoir reniflé trois grammes, le pif explosé ! Ou pour rejoindre un club avec le seul objectif de se saouler la gueule afin d’oublier les douleurs de la vie. Nos copains sont là pour des soirées, des week-ends de délires où l’on prend plaisir au partage, à l’échange et à manger de bonnes talmouses (ne pas lire partouzes).
Pas besoin non plus pour « faire quelque chose », de remplir sa vie en dépensant la moitié de sa paie en bouteilles de « sky » dans une boîte « m’as-tu-vu » où le physio vous a repéré comme étant le gogo de service, celui qui sera tellement torché qu’il ne se souviendra même pas du montant de la note. Sont sympa aussi les files d’attente où l’on bavarde avec les uns et les autres avant de se faire refouler comme ça, sans savoir pourquoi ! Avoir les boules, les nerfs ! Mais en même temps, content de ne pas être un « vip » !
Et puis le sexe ! Parlons-en de ces champions du sexe ! A les entendre, ils sont irrésistibles, des dieux du sexe avec des culs d’enfer pour certains et des queues de trente centimètres pour d’autres ! Se vantant de faire jouir leur partenaire des heures et des heures, ne jouant que sur la performance et non sur l’impromptu, la singularité et la surprise. Combien de fois mon p’tit Zèbre me fait grimper au plafond plus vite que je ne le souhaite en découvrant une nouvelle zone érogène ? De mon côté, prendre le temps de le caresser, de le masser, de le lécher tout en le pénétrant lentement pour qu’il puisse gouter et savourer notre union ! Sans parler de la tendresse et des jeux à plusieurs dans le respect de l’autre. Et puis les câlins du matin au réveil, les siestes crapuleuses et tous ces instants de complicité sont des moments inoubliables. J’aime cette vie, bordel qu’elle est bonne !!!
Aussi je lance un jeu concours de la lutte contre les « 3C » : raconter une expérience sensuelle ou sexuelle insolite avec sa compagne ou son compagnon, qu‘on soit hétéro, gay, lesbienne ou trans à en faire rougir les adaptes des « 3C » ! Je publierai ceux qui n’ont pas de blog, et quant aux autres, faites-vous connaître ! Ceci n’est pas un tag ! Alors à vos plumes !
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Grand merci à mon correcteur officiel: janjacq!!!!
Journée Noire
L’ange noir est reparti, un blog meurt, je suis en deuil. Tristesse et journée de merde!
Lire...H-3648 Putain de Journée 1/4-La vengeance des Verts
La tension monte, il va faire beau et chaud, je devrais être détendu, mais cela n’est pas. Je vais vivre, cette putain de journée, en me disant qu’elle ferait bien de ne pas existé.
Mon p’tit Zèbre m’appelle à 7h00 du matin me racontant ces exploits de la nuit, comme ça au levé, alors que mes paupières ont encore du mal à s’adapter à l’ambiance lumineuse de la cuisine. Je n’ai même pas pris ni mon café, ni mon petit déjeuné, et j’ai mal dormi. Il était parti la veille pour un séminaire au Mans. Je l’avais encouragé à prendre une chambre. Et puis l’hôtel était saturé de collègues, de commerciaux médiocres qui cherchent à planter leurs dards dans n’importe quoi, dans n’importe qui, pourvu que leurs plaisirs fugaces soient enfin assouvis. Il est arrivé trop tard pour réceptionner sa clef de chambre, mais un collègue qu’il ne connaissait pas le lui a pris.
Ce n’était pas pour lui rendre service, c’était pour mieux l’humilier, le tenir en laisse comme une chienne soumise par son dictât. Il était fatigué, il voulait dormir mon p’tit Zèbre, ça, il aime dormir, alors il réclame sa clé mais personne ne la lui donne. Il faut qu’il reste avec eux; le groupe est fort; le groupe t’écrase si tu ne respecte pas ces règles; le groupe te plie et te met à genoux si tu oses ne pas épouser ces envies.
Mon p’tit Zèbre a peur, peur que l’on découvre son homosexualité, peur de la réaction de ces mâles qui tâchent leurs chemises d’auréoles malodorantes sous les aisselles que leur femme ont peine à nettoyer tellement leurs sueurs fétides ont attaqué le tissu. Alors mon p’tit Zèbre s’est tu, s’est assis, a bu, fumé, et attendu. Attendu que les heures passent, que les filles du groupe se soient volatilisées ne supportant plus d’entendre les histoires misogynes qui sortaient de la bouche de ces pourceaux. Il est resté sur sa chaise sans bouger, sans rire, sans pleurer. Pourtant il y avait de quoi, pleurer, leurs conversations ne volaient pas plus haut qu’une mouche, celle qui s’agitent autours des excréments. La nausée n’est pas loin. Il faut encore qu’il passe à la moulinette: T’as regarder le macth hier? Quoi t’aime pas le foot? T’as quoi comme voiture? Ta vraiment des goûts de PD! Et puis y en a un qui lui sortit sa bite, toute moche, toute petite, la frottant sur sa cuisse. Mon p’tit Zèbre se sent acculé, démasqué.
Ils se lèvent tous et commencent à se masturber de la main gauche, pour avoir l’impression que ce n’est pas leur main, disent-ils. Mon p’tit Zèbre est affolé et s’apprête à quitter la salle. Il est retenu violemment et projeter à terre. « T’as des goûts de PD, on va voir si t’aime la bite! » Mon p’tit Zèbre d’habitude ne rechigne jamais à la tâche, mais là, il se braque et pousse des hurlements. Courageux mais pas téméraire, ils rengainent leur instrument. « Ouais, ok; tu as l’air comme nous, t’es pas un pd, t’es juste un bon p’tit soldat coincé du cul; ça va pour nous, tu peux faire partis du groupe maintenant! Tiens prends ta clé, et la prochaine fois ne t’avise pas à venir trop tard comme aujourd’hui, on veut que tu sois là pour la soirée! On a matera un film de boule, t’aime ça au moins de voir une salope se faire troncher par plusieurs mecs? »
Mon p’tit Zèbre se leva et alla vomir dans les toilettes de sa chambre.
Lire...H-4056 Kho linta le retour des héros
C’est rare pour que ce le soit signalé mais mon p’tit Zèbre ne fait plus rien. Plus rien qui ne soit décalé, qui relève le quotidien, ou qu’il me fasse hurler de rire par sa gaucherie, mon p’tit Zèbre est déprimé. Il faut dire qu’il y a de quoi…
Je voulais éviter de vous raconter les déboires de son travail, cependant avec un peu de recul, les perspectives dégagés ne sont pas inintéressantes en surprises tragicos-comiques.
Son entreprise, appelée ici « Rouge », a racheté l’année dernière l’entreprise, appelée ici « Verte ». Rouge se place ainsi numéro deux sur le marché mondial. Rouge a promis qu’il n’y aurait pas de licenciement mais Rouge n’a pas tenu parole. Aussi 548 postes ont été purement et simplement supprimés! Mon p’tit Zèbre vient juste de passé cadre avec une augmentation de 400€ et obtient ainsi son immunité.
Le 02 Mars était la date de la grande réunification des « Rouges » et des « Verts ». L’agence de mon p’tit Zèbre devait accueillir 3 nouveaux collaborateurs « Verts » et pas des moindres puisque son nouveau N+1 devait en faire parti. Mais une semaine avant ce chamboulement, le directeur régionale (un ex-Vert), mute mon p’tit Zèbre dans une agence « Verte » pour la redresser… mais c’était une façon élégante de laisser le champ libre au nouveau responsable d’agence qui ne peut pas voir en peinture mon p’tit Zèbre! Et par la même occasion de récupérer l’ensemble de ces clients soit un total de 278 Kilos euros année!
Et mon p’tit Zèbre dans tout ça??? Il a quitté à contre coeur ces collègues, mit ses affaires dans un carton et s’installa dans sa nouvelle agence… enfin le croyait-il car personne de sa nouvelle équipe n’était au courant. Pas de place pour mettre ses affaires, pas de bureau, pas d’ordinateur et pas de connexion à l’Intranet, un simple écran 15″ à tube trône sur une petite table. Son nouveau N+1, Dominique 57 ans les pommettes rouge et son haleine chargée, n’arrêtait pas de gueuler la clope au bec. Et oui, dans sa nouvelle agence, on fume et on picole et on attend le client. Dès le second jour, à peine dégrisé de la veille, Dominique décide à 9h30 de fêter l’arrivée de mon p’tit Zèbre et part exécuter sa rituel tournée des bars.
- »Quand tu vas à l’un, tu vas à l’autre pass’que il faut faire marcher tous les bars, autrement ils vont toussssses fermer! »
Et tous les matins depuis ce jour Dominique va faire sa tournée, fêter quelque chose, quelqu’un, en fonction de ses humeurs. Je vous rassure, il a une grande expérience. Et le reste de l’équipe? Patricia… 53 ans, gentille mais vulgaire. Armand? 58 ans stressé et bordélique. Il l’est tellement qu’il vient de mettre l’agence dans la panade! Du coup, il n’est pas là le matin, se pointe à 15h30 et passe la nuit à résoudre ses problèmes. Il fume deux paquets par jour sur son lieu de travail!!! C’est une vrai équipe de bras cassé!
Alors c’est pas facile de trouver une place et une motivation pour aller travailler! Qui va gagner ce nouveau Kho linta?
Lire...
