H+ 3699 sans gel
Je sais que cela n'est pas très élégant mais on vient de se faire entuber, abuser, avoir, baiser, berner, posséder, rouler, tromper, arnaquer, blouser, carotter, dépouiller, dérober, détourner, détrousser, duper, écornifler, extorquer, filouter, flibuster, flouer, friponner, gruger, plumer,s'emparer, soutirer, voler enculer sans gel de 5300 euros!!! Vive Interne...
H+ 3117 – Deus ex machina 1/2
Les coïncidences, les imprévus, les rencontres inopportunes et les accidents ont toujours sur moi les effets les plus contradictoires ; fascinants ou déplorés, ils ont souvent quelque chose d’irrémédiable, presque un goût d’amertume chocolatée ou de fatalisme acidulé. C’est qu’ils s’octroieraient même le droit de révolutionner votre vie ou de vous précipiter dans le trépas ...
H+1874 Pour en finir avec …certains blogs gays parisiens
Très longtemps adepte de certains blogs gays parisiens où les "3C" (Cul Cash Cock) sévissent, je culpabilisais sur ma vie trop provinciale, trop peu éclatante, faisant même des complexes sur ma vie sexuelle… le modèle pédé du Marais avait une prise sur moi sans que j'en ai totalement conscience. Comment ne pas admirer ces blogueurs qui brûlent leur vie ? C'est en lisant dernièrement de...
Journée Noire
L'ange noir est reparti, un blog meurt, je suis en deuil. Tristesse et journée de merde!
H-3648 Putain de Journée 1/4-La vengeance des Verts
La tension monte, il va faire beau et chaud, je devrais être détendu, mais cela n'est pas. Je vais vivre, cette putain de journée, en me disant qu'elle ferait bien de ne pas existé. Mon p'tit Zèbre m'appelle à 7h00 du matin me racontant ces exploits de la nuit, comme ça au levé, alors que mes paupières ont encore du mal à s'adapter à l'ambiance lumineuse de la cuisine. Je n'ai même...
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C'est rare pour que ce le soit signalé mais mon p'tit Zèbre ne fait plus rien. Plus rien qui ne soit décalé, qui relève le quotidien, ou qu'il me fasse hurler de rire par sa gaucherie, mon p'tit Zèbre est déprimé. Il faut dire qu'il y a de quoi... Je voulais éviter de vous raconter les déboires de son travail, cependant avec un peu de recul, les perspectives dégagés ne sont pas ini...

H+ 3117 – Deus ex machina 1/2

Les coïncidences, les imprévus, les rencontres inopportunes et les accidents ont toujours sur moi les effets les plus contradictoires ; fascinants ou déplorés, ils ont souvent quelque ch ...la suite

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On est parti pour la Crète la tête remplie d'incertitudes, de craintes et de peurs. Et puis, la résignation a fini par prendre place, les dés étaient jetés après tout ! Nous ne pouvio ...la suite

H +1510 – Epilogue 1/3 – La 3ème balle

Il était huit heures, dimanche soir. Un tour de clef dans la serrure, l'appartement était plongé dans le noir, seules les lumières de la ville dessinaient les contours des meubles et des ...la suite

H+360 – Back to the past 4/4

Je retrouve mon équilibre, je lui souris, un peu crispé, je m’avance, tendu; je l’honore d’un bonjour Madame la Juge; elle me sourit, crispée; mon avocate m’arrête dans cette mar ...la suite

H+ 3699 sans gel

Posted By: Daidou on 4 février 2010 in Kho Linta, P'tit Zèbre, Quatorze cent quarante et un - Comments: 3 Comments »

Je sais que cela n’est pas très élégant mais on vient de se faire entuber, abuser, avoir, baiser, berner, posséder, rouler,
tromper, arnaquer, blouser, carotter, dépouiller, dérober, détourner, détrousser,
duper, écornifler, extorquer, filouter, flibuster, flouer, friponner,
gruger, plumer,s’emparer, soutirer, voler enculer sans gel de 5300 euros!!!

Vive Internet et ces achats!!! Et en plus, je n’ai aucun recours. Je n ‘ai que mes yeux pour pleurer
et mes pieds pour parcourir mes 80 kilomètres par jour pour aller au travail…
Merde de Merde et Grosse Merde! C’est dans ces moments que l’on a envie de voter FN!!!
Je retire, il n’y a aucun moments qui justifie cela! Mais j’en ai ma claque de ces petits cons d’escroc!

H+ 3117 – Deus ex machina 1/2

Posted By: Daidou on 11 janvier 2010 in Kho Linta, Mon divorce, Mon'ex, Quatorze cent quarante et un - Comments: 6 Comments »

Les coïncidences, les imprévus, les rencontres inopportunes et les accidents ont toujours sur moi les effets les plus contradictoires ; fascinants ou déplorés, ils ont souvent quelque chose d’irrémédiable, presque un goût d’amertume chocolatée ou de fatalisme acidulé. C’est qu’ils s’octroieraient même le droit de révolutionner votre vie ou de vous précipiter dans le trépas en un clin d’œil ! Tragédie, drame, comédie et farce sont ces articulations de la vie qui vous la mènent dure ou vous la rendent douce et agréable.

Ce jour-là, je suis entré dans son cabinet avec mes questions, mes angoisses et mes colères. Elle avait pris un peu de retard, comme à son habitude, mais je n’ai juste eu le temps que de jouer quelques parties de « doodle jump» sur mon iPhone. Avec elle, j’ai essayé toutes les plages horaires sans succès véritable. Cette femme est incapable de tenir ses rendez-vous !

Après avoir subi le supplice de la main de fer, je m’étais installé confortablement. La conversation battait son plein, nous mettions les derniers détails du divorce en place lorsque la discussion dérapa, comme ça, sur un mot, sur un rebondissement d’idée. Elle se mit à me parler d’elle, de sa vie d’avant, celle où elle était mariée à son commissaire d’époux, mère de deux enfants, femme d’affaires, et aussi de son ascension sociale ! Le commissaire et l’avocate, ils détonnaient tous les deux ! Invités dans tous les grands événements provinciaux, ils paradaient dans une parfaite harmonie dissonante. Leurs amis voyaient en eux le couple parfait, complémentaires jusque dans le travail, sans apercevoir les failles conjugales.

Elle, elle en a eu marre de sa lâcheté, de ses tromperies, de ce lit vide certains soirs, et de son immaturité. Ce gamin qui aimait tant les gyrophares et les pistolets et qui faisait «mumuse» avec sa plaque, eh bien, ce gamin était devenu celui de trop dans sa vie. Elle n’avait plus envie de le materner, de le consoler, de le rendre plus fort pour qu’il puisse être plus tendre, alors elle l’a quitté, sans ménagement.

Lui ne s’en est pas remis. Sa voiture filait systématiquement vers son ancienne maison. Après son boulot, une fois devant la porte, il prenait conscience qu’il n’habitait plus là. Ses collègues étaient venus l’y chercher plusieurs fois car le juge avait statué : il ne devait plus s’approcher du logement de son ex-femme. Sa détresse faisait peine à voir, il n’était plus que l’ombre de lui-même. Dans son travail, il merdait et envoyait chier sa hiérarchie en laissant parfois la violence de ses sentiments s’échapper, et s’abattre sur le pauvre type qui se trouvait en garde à vue à ce moment-là. Alors, il a sombré dans les nuits de sa dépression.

Elle coupa les liens avec sa vie d’antan : plus aucune parade devant les officiels, plus de corporatisme, mais aussi davantage d’actions militantes. Elle embrassa la cause des enfants avec ardeur, s’impliquant personnellement dans des projets d’envergure nationale, parfois au détriment de son travail.

Ce n’est qu’après une bonne heure que nous nous sommes décidés d’achever là notre entretien. J’étais regonflé par tant d’enthousiasme.

Dimanche 13 décembre au soir, pour la cinquième fois depuis le jugement, je me suis rendu jusqu’au commissariat pour signaler une «non présentation d’enfant à sa résidence principale». Mon p’tit Zèbre m’a accompagné, exceptionnellement, et je l’ai soupçonné d’être surtout venu pour mater les beaux gosses en uniforme !

Il y avait quelque chose de différent des autres fois, une ambiance particulière ; le jeune homme derrière son ordinateur prenait tout son temps, il nous laissait poireauter pendant qu’une flopée d’hommes en uniforme s’octroyait une pause-café dans la salle située juste derrière lui. Depuis notre siège et à travers une vitre, on les voyait laisser voler jusqu’à nous quelques gauloiseries.
Quand notre tour est arrivé, le jeune homme a regardé l’ordonnance de non-conciliation et a relevé mon identité.
- Je suis pas vraiment qualifié pour ce genre de travail. C’est pas moi qui m’en occupe d’habitude. Je vais vous chercher une personne plus compétente.
Il se leva et entra dans la cage aux beaux mecs. Il en ressortit accompagné d’un homme d’une cinquantaine d’année au visage creusé par la douleur.
- Messieurs, veuillez me suivre, s’il vous plaît.
Nous nous exécutâmes sans broncher, une sorte de peur et d’angoisse me saisit de façon inexplicable.
- Je vous connais tous les deux, nous affirma-t-il d’un ton suspicieux.
- Je ne suis pas très physionomiste mais je ne pense pas avoir eu déjà affaire à vous.
- Si, si, je vous connais. Vous habitez Rue des Gendarmes, à Vierlous.
- En effet ! Mais comment vous le savez ? On ne vous a pas présenté de pièce indiquant notre adresse exacte ? lui dis-je hébété. Et puis d’où tenez-vous que nous habitons ensemble ?
- Je retiens tout ! Et ça me désespère ! Un visage, une voix, une odeur, un tic, ça reste gravé dans ma tête. Vous, par exemple, je me souviens vous avoir croisé l’année dernière. Vous nous avez appelé un soir vers 23h00. Pour une tentative de vol. Une Golf, des gitans, une calandre explosée… et votre dépôt de plainte ici même.

Madame Irma en personne !!! Comment avait-il bien pu retenir une histoire aussi banale, après plus d’un an ???
- Il y a une caméra cachée dans vos locaux ? C’est une blague ou quoi ?
- Je vous dis que c’est mon drame, je retiens tout. Je n’ai aucun répit vous savez, rien ne s’efface. Depuis mon divorce, ça s’est accentué. J’avais déjà développé ce don auparavant, il m’a permis de résoudre des enquêtes, par association d’idées, mais ça a pris une place encore plus importante lors de notre séparation, ma femme et moi…

- Mais revenons à vous, poursuivit-il. Montrez-moi cette ordonnance.
Je lui ai tendu les feuillets avec une légère appréhension.
Qu’allait-il en faire?

———-
JanjacQ ne quitte pas complètement le bateau, je le remercie encore de son aide.

H+ 2677 – Camille : Il me tarde tant

Posted By: passeur on 24 décembre 2009 in Conte, Invitation - Comments: 8 Comments »

La cage d’escalier est glaciale. Basile grelotte. De froid. De peur contenue.

Il n’a pas encore réussi à poser ses petits pieds nus sur une seule marche qui ne se soit pas plainte. Celle-ci pleurniche, une autre a poussé un petit cri sourd. Il n’aurait jamais dit que le vieil escalier était aussi rhumatisant et souffreteux, aussi geignard. De jour, quand il le dévale en trombe ou quand il escalade les deux volées au pas de course, jamais les marches ne gémissent autant. A croire qu’elles le font exprès. Comme les lames du parquet de sa chambre, tout à l’heure. Basile a bien cru qu’il n’atteindrait jamais le couloir sans réveiller Baptiste, son petit frère.

Le palier, lui, s’est tu. Ici, ce ne sont pas les bruits qui effraient le petit bonhomme, mais le liseré de lumière, sous la porte des cabinets. Basile a reconnu les toussotements de sa maman. Il n’est pas rassuré pour autant. Il a une trouille bleue devant elle, et là, il se sent… fautif. Il sait bien qu’il devrait être dans son lit. Il a beau se dire que l’excuse est belle d’avoir besoin d’un petit pipi, Maman ne le croirait pas. Elle menace toujours de l’enfermer là s’il s’obstinait à ne pas être sage. Elle n’a pas manqué de le faire en deux ou trois occasions, mais aussi de placer un seau hygiénique en tôle émaillée au pied du lit que partagent ses deux garçons.

Elle non plus ne doit pas beaucoup aimer cet endroit. Les cabinets font à la maison comme une verrue qui aurait poussé dans la venelle humide la séparant de la grosse bâtisse voisine. Ils sont comme le fruit de la moisissure, un petit local exigu au plancher branlant, à la toiture en tôle plastique ondulée, jaunie et moussue, autrefois transparente, aujourd’hui à peine translucide, et aux murs de planches brutes, ni équarries, ni jointives. Quand il pleut à verse, les gouttières débordent ou fuient dans un beau fracas sur le “petit coin”. Quand il gèle à pierre fendre, s’y mettre cul nu relève de l’exploit ou de l’esprit de sacrifice. Les ampoules y grillent les unes après les autres, victimes de court-circuit, et c’est la nuit en plein jour. Comment Basile, et son petit frère plus encore, ne seraient-ils pas effrayés à l’idée d’aller faire là leurs besoins quand leur pauvre maman l’est autant ?
La porte des cabinets a deux verrous. Le premier à l’intérieur, c’est normal, pour s’y enfermer tranquille. Le second, à hauteur d’enfant, à l’extérieur, pour pouvoir la maintenir fermée (sinon elle est toujours grande ouverte, et “c’est insupportable !”), et aussi… pour pouvoir l’y enfermer, lui, Basile.
Comment résister à l’irrépressible envie de faire jouer le loqueteau ?

Avec son habituel petit sourire narquois, le garçonnet a prudemment attaqué la descente de la deuxième volée, doublement aux aguets. Toutes les marches ont craqué. Leur bois était seulement froid, en bas le carrelage est glacial sous ses pieds. Il n’en a cure, dans quelques mètres, il sera dans la cuisine, près de la grosse cuisinière en fonte devant laquelle il a déposé ses petits souliers, tout à l’heure, au milieu des chaussures de toute la famille. C’est l’emplacement d’une cheminée, bien sûr, mais Basile est un peu incrédule, il imagine mal le Père Noël atterrir là. Par où va-t-il passer, d’abord ? Pour lui amener quoi, il n’a rien commandé, il préfère laisser vagabonder ses rêves fous ? Ce sont autant de bonnes questions curieuses qui lui ont fait braver la peur et le froid de cette nuit d’hiver si particulière.

Jamais il n’aurait pensé aller de la sorte de surprise en surprise. Les cloches de la Cathédrale viennent de tinter deux fois, à l’instant, et malgré l’heure, Basile entend faiblement la radio qui joue en sourdine des chants liturgiques de circonstance. Qui n’a pas éteint l’énorme poste Manufrance où l’on ne capte que deux stations en grandes ondes : Allouis pour le Grenier de Montmartre, et Monte-Carlo pour Quitte ou Double ? Et qui a laissé allumée la lumière de la cuisine ?
Le garçonnet a passé la tête par l’entrebâillement de la porte. Il n’en croit pas ses yeux. Son père est assis à la table familiale nappée de papier journal. Il a sur lui son bleu de travail. Il lui tourne le dos. Une Gauloise brûle toute seule dans un cendrier…
Le papa de Basile tient un pinceau en main. Il est en train de badigeonner avec application une espèce bizarre de boîte en bois aux coins arrondis. Cette caisse est montée sur de petites roues à rayons et à pneus pleins (… qui ressemblent drôlement à celles de l’ancienne poussette de Baptiste, se dit l’enfant) et elle ne tient pas en place. Avec la même peinture qui empeste la pièce, à l’atelier de menuiserie, on apprête les volets neufs, les huisseries ou tous les bouts de bois destinés à vivre dehors. Ni grise, ni bleue, sèche elle ne brille plus, elle se contente de protéger. Basile aime bien sa couleur hésitante et triste, mais moins son odeur. Il lui préfère celle de la sciure fraîche.

- Que fais-tu, Papa ?
L’homme a fait un bond qui aurait pu le jeter de sa chaise. Il s’attendait visiblement à tout sauf à entendre une voix enfantine et douce poser dans son dos une telle question. Il reprend pourtant très vite ses esprits et, grondeur et amusé, il demande à son tour :
- Et toi fiston, que fais-tu là ? Nu-pieds en plus, tu vas prendre mal…
- C’est quoi, Papa ?
- C’est une voiture de course, à pédales. C’est ton cadeau de Noël, tu sais. Le Père Noël est passé un peu après minuit. Je n’étais pas encore couché. Il m’a dit…
- Tu lui as parlé ? l’interrompt son petit homme.
- Oui mon garçon. Oui. Il m’a dit qu’il avait eu beaucoup de travail et beaucoup… de soucis, cette année. Il n’a pas eu le temps de tout finir. Alors il m’a demandé si je voulais bien terminer la peinture, pour lui, et je viens d’ailleurs tout juste d’achever… la première couche…
Quelle meilleure récompense pour Calliste que les grands yeux émerveillés de son rejeton, sous sa tignasse tout ébouriffée par les rêves faits au creux de l’oreiller, et par les gros doigts songeurs de charpentier qu’il vient de noyer dedans.
Sous la caresse, Basile s’est remis à trembler, comme une feuille au vent. Son papa l’a pris sous les bras pour l’asseoir sur ses genoux. Le pinceau est tombé par terre, sur le carrelage qu’il a éclaboussé d’une kyrielle de petites gouttes…
- Ce n’est rien…
Basile a sommeil. Il a envie maintenant de s’endormir sur les genoux de… Calliste. Il rêve déjà, n’est-ce pas…?

La porte de la cuisine vient de s’ouvrir toute grande avec fracas et dans un cri qui déchire la nuit.
- Non Maman, nnooon !!!
- Non Léonie, NON !

Eric et Ana ne savent heureusement pas qui était Tino Rossi mais je suis certain qu’ils connaissent par cœur, et aussi bien que Basile, les paroles du Petit Papa Noël.
Je leur dédie cette petite histoire. Elle est signée Camille.

H+ 2380 – un p’tit plus yagguien

Posted By: Daidou on 11 décembre 2009 in Enfants, Invitation - Comments: 3 Comments »

On parle de 14 141 et de sa fille sur la toile… vous l’avez déjà lu! C’est marrant d’être cité dans un site comme YAGG… merci à eux!

H +2352 Arthur – Un moment d’été

Posted By: Daidou on 10 décembre 2009 in 3C, Invitation - Comments: 10 Comments »

Suite à l’article de « Pour en finir avec …certains blogs gays parisiens », janjacQ nous a livrer un texte « meuh non ». Aujourd’hui Arthur nous livre un moment d’été, moment d’éternité avec sa douce… Merci

C’est un jour d’été, sur une île de la Méditerranée. Il a fait très chaud aujourd’hui, mais en cette fin d’après-midi, les enfants en profitent pour se défouler, et aller taper la balle, derrière le village. Mon beau-frère joue avec eux (ma passion du foot n’est pas hyper développée, et pour tout dire plutôt proche de zéro-j’ai jamais compris le plaisir qu’on peut avoir à taper dans une balle, en collectif, pour aller la mettre dans le but des adversaires, à part celui de jouer en collectif peut-etre, et puis, les douches après le match, mais ça, c’est autre chose…). On décide, ma femme et moi, de les rejoindre, puis d’aller se ballader derrière le village, et de grimper sur les hauteurs, histoire de voir ce qu’il y a plus haut, d’admirer la mer sous un angle différent.

On commence donc à grimper sur un petit sentier, qui au bout de 500 metres, disparait dans la nature, nature qui n’est faite que de petits buissons odorants de myrtes, de thym, d’origan et autres herbes qui exhalent une odeur des plus caractéristiques, et enivrantes. Les cigales ne se sont pas arrétées de chanter; à chaque pas, des sauterelles bondissent de ci, de là. La montée est douce, l’air est sec et tiède, la brise souffle doucement, permettant à nos corps de se réchauffer, certes, mais sans être dégoulinant. On est bien.

On s’arrête, et décidons de faire une pause. En se retournant, le soleil rougeoyant rosit tout le paysage, la mer bleu étale, se couvre de reflets argentés-blanc qui fait qu’on n’arrive plus à savoir si elle est bleue ou blanche; on ne distingue plus la ligne d’horizon qui fait se noyer le ciel et la mer, l’un dans l’autre. Devant la beauté du paysage, on s’allonge sur un espace qui semble fait pour ça: un peu d’herbes sèches, mais qui curieusement ne piquent pas, une petite couche naturelle douillette….allongés, on voit la mer , en face de nous, les petits bateaux qui circulent dessus, les oiseaux dans les airs qui virevoltent. On ne dit rien, on écoute juste le silence de ce moment unique.

Elle est lovée sur moi, et passe tendrement ses mains sur mon torse; de mon côté, je lui caresse les cheveux, puis descend lentement sur son dos..le temps s’écoule doucement…je passe ma main sous sa robe d’été,légère et fine, pour mieux sentir sa peau, légèrement humide…son souffle s’est ralentie..on pourrait croire qu’elle s’est endormie..en fait, elle déboutonne les deux boutons de ma chemise déjà à moitié ouverte, pour mieux caresser les poils de mon torse..elle s’attache à mes tétons, qu’elle commence à titiller , sachant très bien l’effet que cela peut produire sur moi…son autre main se dirige plus bas, et viens passer sur mon sexe, en cours de durcissement très net….je m’ébroue un peu, histoire d’être plus à l’aise…elle prend cela pour un signe d’encouragement…et commence à vraiment s’attacher à mon bas-ventre…sa main déboutonne le haut du short, et s’infiltre, tel un serpent, sous mon boxer….elle touche l’objet, ce qui me fait souffler de contentement…mes mains continue à caresser son dos, sa nuque, ses cheveux…je ne peux faire plus pour l’instant, d’autant plus qu’elle approche sa tête de mon sexe, finit de me déshabiller, pour commencer à sucer avec délicatesse et tendresse mon sexe en érection…la caresse est douce, sa bouche chaude, concentrée sur mon intimité , tel un gouteur de glace, assoiffé et suffoquant de chaleur qui chercherait dans le fait de sucer sa glace le seul moyen de résister à la chaleur…je ferme les yeux..c’est trop bon….

Mais je me rends compte qu’on est en pleine nature…quelqu’un pourrait arriver…et elle n’est pas du genre en général à faire ça dans ces conditions… »Il n’y a jamais personne ici » me dit-elle…et joignant le geste à la parole, elle se relève pour abaisser le haut de sa robe, afin de faire sortir sa poitrine tendue et ferme…ses tétons sont aussi durcis..elle s’assoit à califourchon sur moi, me permettant de prendre ses seins à pleines mains…et soudainement, elle me prend littéralement le sexe avec le sien, la voie étant largement ouverte, et ne rencontrant aucun obstacle , car elle a bien fait exprès d’oublier de mettre une culotte ou autre string (ce qui me fait penser qu’en proposant cette balade, elle avait sans doute une idée derrière la tête)…l’entrée dans ce lieu chaud et mouillé est proche de l’extase…elle commence à faire des va-et-vient sur mon sexe, que j’accompagne d’un même mouvement du bassin…j’en rajoute même, mon dos et tout mon corps sont complêtement tendus sur mon sexe, sur le plaisir que je lui procure , qu’elle me procure….elle me touche je ne sais pas quoi, mais c’est prodigieux…nos souffles rauques, nos gémissements de plaisirs sont toujours couverts par le chant des cigales et le silence assourdissant de ce lieu…avec qui nous ne faisons plus qu’un. Elle vient frotter sa poitrine contre la mienne, et frotte le haut de son sexe sur mon bas-ventre, continuant ainsi le mouvement autour de ma verge…je ne peux plus me tenir, et suis près à venir, mais c’est elle qui , tout d’un coup, jouit intensément, contractant son corps, son sexe autour du mien, elle souffle fort, puis s’écroule sur ma poitrine…on reste quelques minutes , à reprendre notre souffle…elle se dégage de moi, et vient s’allonger à côté de moi…. »Viens sur moi », me dit-elle….ce que je comptais bien faire…dans ses jambes ouvertes, je m’inscris, je me déploie, je m’étends, je prends mes aises, je vais, je viens, je commence ce basculement des hanches, si beau, si bon…elle est comme je l’ai rarement vue , sensible au moindre mouvement…elle se met à crier , me dit qu’elle va encore jouir, se met à jouir de nouveau, ce qui me pousse à accélérer les mouvements du bassin, à m’exciter encore plus, tant et si bien que je jouis à mon tour en elle, en criant de plaisir…

On ne bouge plus, moi en elle, elle en moi…on est maintenant couvert de sueur, je lèche son corps, salé de l’eau de mer , mais aussi de la transpiration de l’amour..je me retire doucement, pour m’allonger à ses cotés…si quelqu’un arrivait , le spectacle ne serait pas de splus érotiques: elle avec sa robe baissée sous sa poitrine, relevée sur ses cuisses, moi la chemise ouverte, et mon short au bas des pieds…le jour baisse, mais la lumière est encore très claire, la nuit s’approche , mais tient ses distances…on reprends nos respirations et nos yeux se croisent, nos regards en disent long sur ce moment de nature , jouissif et intense…le paradis, ça doit être un peu comme ça, non?…On ne dit rien, les paroles sont inutiles dans ces moments….elle se recroqueville de nouveau sur moi, et commence à s’assoupir…sa respiration est calme, tranquille, sereine…je regarde les oiseaux qui tournent là haut , au-dessus de nos têtes, seuls témoins (apparemment) de nos ébats au milieu de l’origan sauvage….les minutes passent, tranquilles. Je suis bien moi aussi, relaxé, bien dans mon corps, dont elle révèle ainsi ma masculinité (c’est dans ces moments-là que j’ai vraiment l’impression d’être un homme, c’est bête à dire, mais c’est comme ça…).

Elle ouvre les yeux…. »on devrait y aller, la nuit va tomber, ton frère et les enfants vont peut-être arriver » lui dis-je. On se relève, on se rhabille rapidement, on fait tomber les brindilles d’herbes accrochées à nos légers vêtements d’été…et on redescend vers le village, bras dessus, bras dessous, silencieux et sereins, pleins d’un bonheur sensuel, mais aussi plus profond de nos deux corps , de nos deux vies qui s’accordent…
- T’es coquine quand même, t’avais prévu le coup, hein? pas de culottes…..
- Ah mais pas du tout!!!…c’est toi, avec tes caresses qui en disent longs, tu savais très bien où en venir
Silence, puis:
- Qu’est ce que je ferais, si je ne t’avais pas, me dit-elle….
- Tu aurais un ou plusieurs amants ..
- Mais jamais j’en aurais trouvé un comme toi….
- Mais bien sûr que si, tu aurais même trouvé mieux, je ne suis pas exceptionnel… (et je le pense vraiment…c’est elle qui est exceptionnelle à mon avis…)

Les voix des enfants qui approchent nous parviennent. J’avais bien deviné, ils avaient décidé de nous rejoindre…heureusement qu’ils ne sont pas partis 10 minutes plus tôt….
- Vous étiez où? on vous cherche partout….
- la haut, dans la colline, on a goûté le paysage, et la brise…c’était super
- hé, t’as des herbes dans les cheveux….!!!

H +2188 – It’s beyond my control

Posted By: Daidou on 3 décembre 2009 in Enfants, Quatorze cent quarante et un - Comments: 10 Comments »

- Allo ? Monsieur 14 141 ?
- Oui ?
- Votre fille avait un rendez-vous avec Mme TREB demain à 18h30. Celui-ci est annulé ; on vous rappellera pour vous en fixer un autre.
 
Et puis plus rien pendant un mois et demi. J’ai laissé des messages sur son téléphone portable sans jamais de réponse. Mme TREB est la psychothérapeute de ma fille depuis trois ans maintenant.
 
Je me souviens que la chance m’a souri à l’époque. Je cherchais désespérément une psy car Ana traînait une souffrance derrière elle, vieille et douloureuse. J’avais retourné ciel et terre pour en trouver une bonne, Céline ne s’intéressant pas au mal-être de sa fille. Les listes d’attente nous amenaient jusqu’en juin 2009, la seule de libre ne m’inspirant pas confiance. Mais un jour, alors que je relevais mon courrier, comme par miracle, une carte au format 21×10 m’est tombée dessus : des coordonnées, celles d’une nouvelle psychologue clinicienne qui s’installait à quelques kilomètres de chez moi ! Je me rappelle n’avoir pas attendu ; j’ai immédiatement téléphoné pour la rencontrer.
 
Le premier rendez-vous fut long et douloureux. Céline avait souhaité nous accompagner. Mme TREB débutait peut-être, mais vraiment dans l’écoute et le questionnement. J’ai eu immédiatement le coup de foudre. Cette jeune femme était compétente et douée. Ana a mis beaucoup de temps à effectuer son transfert mais une fois fait, les progrès ont été fulgurants. Comme souvent les futures mamans, Mme TREB fut sujette à des vertiges accompagnés de vomissements intempestifs et suivis d’une prise de poids impressionnante. Elle dut s’arrêter quelques temps. A sa reprise, j’ai senti qu’elle était fatiguée mais j’ai mis cela sur le dos de l’hypothétique polichinelle qu’on lui avait sorti de sous le manteau…
 
Ces derniers mois ont été vraiment importants pour Ana et son soutien psychologique d’un grand secours. A travers Mme TREB, elle se construisait une image de femme qui lui faisait jusqu’alors défaut. Et puis brutalement, sans aucune explication, je reçois ce coup de téléphone.
 
- (…) on vous rappellera pour vous fixer un autre rendez-vous.
 
J’ai attendu, puis je me suis inquiété. J’ai téléphoné. Aucune réponse. La semaine dernière, la bouche en cœur, Mme TREB me contacte enfin pour m’annoncer qu’elle travaillait désormais à l’hôpital et qu’elle arrêtait définitivement son activité libérale, et pour me proposer un rendez-vous la semaine suivante en clôture de sa thérapie avec Ana. Je n’ai su que répondre dans l’instant, j’étais abasourdi. Le soir même, j’ai appris la mauvaise nouvelle à ma fille. Ses pleurs résonnent encore en moi. Un déchirement, j’ai essayé de l‘apaiser, de la rassurer, la douleur de l’abandon, celui d’une autre femme, sa mère, refaisait surface. Après l’avoir calmée, j’ai pris ma plume et j’ai écrit ceci :
 
« Suite à notre entretien téléphonique, j’ai prévenu Ana de la situation. Je ne pouvais lui cacher le fait que la séance de la semaine prochaine serait la dernière. Les pleurs et le désarroi de ma fille sont grands à cette heure. Jusqu’alors ma confiance envers votre travail auprès d’Ana était inébranlable. Je n’ai jamais douté de vos compétences. Aujourd’hui je suis choqué et scandalisé. En effet, je ne comprends pas que vous n’ayez pas préparé Ana à cet évènement. Votre silence depuis plus d’un mois et puis votre coup de téléphone m’annonçant votre décision, sont ressentis par mon enfant avec une très grande violence. Je ne ferai pas allusion à l’éventuel transfert qu’Ana a fait sur vous, ce qui a été long à mettre en place, mais maintenant sans aucun travail thérapeutique, vous l’abandonnez à ses doutes, à ses peurs et à ses angoisses, c’est une véritable maltraitance psychologique. Je suis écœuré, et révolté que vous n’ayez pas pris le temps d’accompagner Ana dans cette rupture, ce qui lui aurait évité cet effondrement actuel. Je ne comprends pas qu’un(e) psychologue clinicien(ne) puisse agir d’une façon aussi légère quant à la fin d’une thérapie. Ana n’avait vraiment pas besoin de cela dans sa vie ! Je reste disponible pour en discuter avec vous. »
 
Elle m’a contacté samedi dernier, je n’ai pas répondu. Elle m’a rappelé ce lundi, je n’ai pas répondu. Je l’ai appelée mardi, elle n’a pas répondu. Je suis allé la voir hier, j’en suis bouleversé.
 
Son visage était serein, doux et reposé comme rarement, pourtant. Je n’étais pas agressif, juste ferme, ne cherchant pas à savoir les raisons si abruptes du changement qu’elle imposait. Je n’avais comme unique but que lui cracher la souffrance d’Ana. Elle m’a écouté, elle a acquiescé. J’ai senti que chacune de mes phrases la blessait et qu’elle ne pouvait se défendre. Elle prenait les coups sans broncher. Une scène m’est revenue en tête : dans Les liaisons Dangereuses, celle de la rupture forcée du Vicomte de Valmont d’avec Cécile de Volanges. Ce dernier se borne à répéter à l’amour de sa vie : It’s beyond my control.
 
Elle mourrait d’envie que je lui pose la question : pourquoi ? Mais je n’étais pas prêt à entendre sa réponse, il n’y en avait pas de valable à mes yeux. Je lui ai serré la main, je suis sorti et j’ai récupéré Ana qui m’attendait dans la salle d’attente.
Arrivés à la voiture, crise de larmes, Ana pleure, j’ai le cœur fendu. Entre deux sanglots, elle me dit :
 
- Elle est très gravement malade. C’est pour ça qu’elle ne peut plus continuer. Elle a trouvé un employeur fictif pour être encore payée. C’est une maladie dont on peut mourir.

Au coucher, alors que mon p’tit Zèbre me faisait des avances, je me suis écroulé au creux de son cou et j’ai pleuré. Je suis vraiment un gros con.

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Merci à janjacQ pour son soutien orthographique et plus

H+ 2133 – JOURNEE MONDIALE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA

Posted By: Daidou on 1 décembre 2009 in P'tit Zèbre - Comments: 3 Comments »

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144.000 personnes qui vivent avec le VIH et 7.000 contaminations nouvelles en 2008

Je donne chaque mois un petit quelque chose pour cette association, ce n’est pas des sommes extraordinaires mais c’est déjà ça:
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H+ 2116 Epilogue 3/3 – PART 2 – FIN

Posted By: Daidou on 30 novembre 2009 in Enfants, Mon divorce, Quatorze cent quarante et un - Comments: 20 Comments »

Les trois cigarettes, je les ai fumées, j’en ai même racheté plusieurs paquets par la suite car aucun signe de mon avocat le huit septembre. Je suis rentré chez moi, j’ai ouvert ma boite à lettres : des prospectus, une facture. J’ai monté les deux étages, Ana n’était pas là, simplement une lettre sur la table, une enveloppe en papier kraft avec marqué de la main de Céline : « Pension Alimentaire de Septembre ».
C’est ainsi que j’ai appris la nouvelle : Ana restait à la maison.
 
Ma joie a été grande, une bataille venait d’être gagnée. Je ne me suis pas précipité sur le contenu de l’enveloppe, je trépignais en attendant Ana pour lui annoncer la nouvelle. Elle est arrivée avec un quart d’heure de retard. Son visage était déjà radieux.
 
- Je viens de voir Maman, je reste ici !
- Je sais, elle m’a laissé ça, et accompagnant le geste à la parole j’ai exhibé fièrement l’enveloppe. C’est elle qui te l’a dit ?
- Après la piscine, elle est venue m’inviter à boire un pot.
- Et alors ?
- Elle était déçue, surtout après la semaine que l’on avait passée ensemble. Elle regrettait que la juge ne l’ait pas écoutée. Et puis elle m’a demandé ce que j’en pensais.
- Qu’as-tu répondu ?
- La vérité : que j’étais contente du jugement. Son visage s’est fermé quand j’ai dit ça ; elle a payé et m’a ramenée ici, sans un mot ! La pension est de combien ?
- Je ne sais pas, je n’ai pas regardé.
 
J’ai ouvert l’enveloppe pour en sortir un chèque d’un montant de cent euros. Ce soir-là, j’ai arrêté de fumer pour deux raisons : la promesse que je m’étais faite et j’en avais plus les moyens !
 
Il a fallu attendre le lundi suivant, une semaine après cet épisode, pour connaître l’ensemble du jugement. En voici quelques extraits piochés ici et là :
 
« En ce qui concerne les enfants : 14 141 demande que la résidence d’Ana soit fixée à son domicile avec des droits d’accueil au profit de sa mère et Céline P. demande le rétablissement des modalités d’une résidence alternée considérant que le transfert dans les faits de la résidence d’Ana chez son père avant même l’introduction de la présente procédure n’a pas soulagé la souffrance de sa fille. Ce jour, s’agissant d’Ana, 14 141 demande son audition et Céline P une expertise psychologique. 14 141 s’oppose à l’expertise psychologique et Céline P s’oppose à l’audition par le Juge de sa fille. »
 
« Sur la résidence des enfants et le droit d’accueil : la situation des enfants est particulière. 14 141 partage sa vie avec un compagnon et Céline P a une compagne, elle-même mère de deux enfants (…) S’agissant d’Ana, il n’est pas contesté qu’elle vit depuis un an chez son père. Le seul fait que Céline P travaille maintenant sur Vrouliers et peut de ce fait assurer les transport d’Ana, ce qui génère moins de fatigue pour l’enfant qui en cas de résidence alternée n’aurait plus à prendre le bus, est insuffisant pour modifier la situation de fait et prouver qu’il est de l’intérêt de l’enfant de rétablir des modalités de résidence alternée. »
 
« C’est pourquoi, en l’absence d’éléments nouveaux établis par Céline P. de nature à justifier la remise en cause de cette résidence et alors même qu’il semble à la lecture des témoignages certes familiaux mais précis versés aux débats par 14 141 que le souhait d’Ana est pour l’instant de rester chez son père, il convient de fixer provisoirement la résidence d’Ana au domicile de son père et d’instituer des droits d’accueil au profit de sa mère. »
 
« Une expertise psychologique étendue à la fratrie pour permettre de mieux appréhender la problématique familiale et les besoins des enfants sera par ailleurs ordonnée, un délai de quatre mois étant octroyé à l’expert pour déposer son rapport. »
 
« Sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants : 14 141 est technicien. Il a perçu un salaire annuel net imposable de 18410 euros soit un salaire net moyen mensuel de 1534 euros outre un supplément familial (je ne le touche même pas !!!). Il n’est pas imposable. Il a une charge de logement de 400 euros, APL déduite. Son compagnon qui travaille participe aux charges. Céline P. est professeure certifiée. Elle a reçu un revenu mensuel de 2501 euros. Elle a une charge mensuelle d’emprunt de 740 euros. Elle paie des impôts sur le revenu de 200 euros par mois. Sa compagne qui travaille participe aux charges. Au vu des revenus et charges respectifs des parents, il convient de fixer la part contributive à la charge de Céline P. pour l’entretien et l’éducation d’Ana à la somme mensuelle de 100 euros indexée selon les modalités précisées. »
 
« En conséquence : (…) Fait défense à chacun d’eux de troubler l’autre en sa résidence ; l’autorise à faire cesser le trouble, à s’opposer à l’introduction de son conjoint et à le faire expulser si besoin est avec l’assistance de la force publique. Fixe provisoirement la résidence de l’enfant Ana chez son père. Dit que Céline P exercera librement à charge pour elle d’aller chercher ou faire chercher et de reconduire ou faire reconduire par une personne tierce digne de confiance l’enfant et sauf meilleur accord entre les parties : les fins de semaine impaires de chaque mois du vendredi sortie des classes au dimanche 20 heures. (…) Dit que sur le plan fiscal Ana sera à la charge de son père. (…) Dit que la présente affaire sera rappelée à l’audience du mardi 2 mars 2010 à 15h30 et ordonne la comparution personnelle des parties lors de cette audience. Précise que la présente ordonnance est exécutoire de plein droit. »
 
Bilan de ces trois mois : Ana est radieuse, 1680 cigarettes d’économisées soit environ 420 euros, et j’ai pris cinq putains de kilos de merde à cause de ce putain d’arrêt, et j’ai une putain d’envie de m’en griller une après la fin de week-end que je viens de passer !!! Mais ceci est une autre histoire !

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Désolé plantage de version: merci à mon correcteur janjacQ

H + Bon anniversaire Virginie

Posted By: Daidou on 27 novembre 2009 in P'tit Zèbre - Comments: 4 Comments »

C’est la fête à Virginie! Bon Anniversaire
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H + 2016 Janjacq – meuh non

Posted By: Daidou on 26 novembre 2009 in 3C, Invitation, The Past Perfect Continuous - Comments: 7 Comments »

Voici la pierre à l’édifice, janjacQ a dit:

jipé c’est mon ex, il m’a plaqué le sagouin, il est parti sans un regard en me laissant comme un con au beau milieu de la route
c’était un 26 novembre froid et gris
j’ai bien essayé de le suivre, elle m’a superbement ignoré la camarde

jipé c’est l’homme de ma vie, je ne l’ai su qu’après
il m’a aimé comme jamais un garçon ne m’a aimé
moi aussi je l’adorais, mais je ne m’en rendais pas compte, je ne m’en suis rendu compte qu’après qu’il soit parti
alors j’ai bien essayé de le suivre, elle n’a pas voulu de moi la mort

on ne se voyait que les week-ends, il travaillait à Nantes et moi à Paris
il venait à Paris par le train et j’allais le cueillir à Montparnasse
j’allais à Nantes avec ma petite auto, fallait être un peu con, mais au moins on pouvait se balader dans la région, aller dans les restau de bord de Loire manger des cuisses de grenouille grillées ou du poisson poché au beurre nantais, partir nous baigner à Saint-Brévin, pousser jusqu’aux Jaunais ou jusqu’à Pen-Bron pour montrer notre cul
c’est jipé qui m’a appris à tomber la culotte, avant j’osais pas, je n’aurais jamais osé

on partait pour des pique-niques mémorables
jamais je ne les oublierai
jipé c’était le roi du pique-nique, du haut de ses vingt-quatre ans fallait voir comment il nous bichonnait ça, on remplissait le coffre de la bagnole et je ne te parle pas de la glacière et de la bouffe
on ne se la jouait pas beauf avec une table et des chaises de camping mais très classe avec les deux verres à pied en cristal adaptés exprès pour, c’est une question de col, au Bordeaux ou au Bourgogne de derrière les fagots que jipé avait dégoté, avec l’argenterie, les couverts marchaient toujours par deux, et avec le plaid écossais en cachemire… pour la sieste

ce dimanche-là, on s’est dit qu’on le faisait champêtre
on a déniché un petit pré à l’herbe grasse et tendre, d’un vert vachement bien assorti au plaid, on se serait cru dans le bocage normand
jipé a dressé la nappe au beau milieu, je faisais les allers et retours jusqu’à la voiture garée dans un chemin pour amener tout le restant de notre barda, il m’a demandé de l’aider à dérouler la belle couverture écossaise tout à côté
- hé, on se met pas un peu plus à l’abri ?
- t’occupe !
- on va nous voir…
- t’occupe !
on a bien mangé, on a bien picolé, chacun sa bouteille ou peu s’en faut
j’étais bien… et amoureux, comme jamais, jipé était bien, je crois, et aimant, il faisait vachement beau, le soleil commençait à taper sur nos ciboulots
des promeneurs sont passés qui nous ont salué en nous disant de faire gaffe aux coups de soleil parce qu’on avait tombé la chemise, on a répondu en riant en soulevant not’ verre
jipé s’est alors allongé à plat dos sur le plaid, les bras en croix, je l’ai très vite rejoint pour me blottir contre lui

- j’ai envie que tu me prennes
on était tous les deux complètement à poil, il ne faut pas me demander comment on en était arrivé là, j’étais bien… et amoureux, sous les caresses, et il m’était difficile de répondre, j’avais la bouche pleine
- dans l’herbe
- …
- s’il te plait
- t’es bourré ?
- s’il te plait, janjacq, s’il te plait
faut que je te dise que c’était pas notre truc, ce n’était jamais arrivé en fait, j’étais la bique et lui le bouc, point barre, c’était très bien comme ça, je crois qu’on ne s’était jamais posé de question, on n’en avait jamais parlé non plus, lui top, moi bottom, et vogue la galère jusqu’aux septièmes cieux, même si ce n’était pas à tout coup
- t’es bourré !!!
- s’il te plait

pour une première, jipé a pensé que ce serait mieux en levrette
j’avais peur de ne pas pouvoir y arriver, alors je me suis appliqué, putain qu’est-ce que je me suis appliqué
j’étais comme un petit écolier à son pupitre, la langue tirée, à faire des lettres à l’encre en écriture bâton, plus rien ne comptait pour moi, le pré à découvert, le chemin qui le longeait, les frondaisons et au-dessus le clocher du village voisin, si proche…
maladroitement, je me suis mis à besogner mon amoureux
- jipé ! on nous regarde !
- t’occupe…
- je te dis qu’on nous regarde
- mais non, il n’y a personne
mes lunettes, comme celles de jipé, étaient posées sur un coin du plaid, à cinq bons mètres de nous, on avait roulé dans l’herbe
comment pouvait-il être aussi affirmatif, mon amant, il était encore plus myope que moi, je savais qu’il ne pouvait voir en ce moment, comme moi, que de jolies taches de tous les dégradés de vert, auréolées du bleu du ciel, du brun des troncs d’arbres, du noir des bouses, je ne t’ai pas dit, il y avait des bouses partout, enfin, çà et là
j’aurais bien aimé avoir le bras assez long pour atteindre mes binocles…
- et s’il y avait quelqu’un, ça devrait t’exciter, merde…
l’idée ne m’a pas fait… débander, nous sommes venus en même temps

jipé a noyé son ventre dans l’herbe folle, je me suis laissé tomber à côté de lui, mais tout de suite, à quatre pattes, j’ai couru vers nos lunettes
le besoin de… voir était alors beaucoup plus fort que l’envie du long câlin qu’on avait la bonne habitude de partager après, je me doutais bien que le ou les voyeurs s’étaient carapatés puisque c’était fini, je voulais quand même… voir, ou en avoir confirmation
c’était par là que tout au long j’avais senti une présence…
… et par là, le museau passé au travers d’une barrière, deux vaches blanches et noires nous regardaient d’un air vachement vache
tu le sais bien toi combien c’est expressif le regard d’une bretonne pie noire, non ? c’est le même que celui d’une blonde d’Aquitaine ou d’une normande !
ben là, il pétillait ! on aurait dit deux gouines…

janjacQ